Usine automobile

IMPORTATION DES VéHICULES NEUFS, MONTAGE AUTOMOBILE ET REPRISES D’USINES USAGÉES : Les cahiers des charges fixés

Outre l’exigence de l’adoption des décrets concernant les cahiers des charges relatifs au montage de produits électroménagers, au montage de véhicules, à l’importation de véhicules neufs et à l’acquisition  de chaînes et d’équipements rénovés, le président Tebboune a insisté, dimanche, au terme de la réunion du Conseil des ministres, sur l’importance de la mise en place des textes réglementaires soigneusement étudiés, non conjoncturel ou d’intérêts particuliers et surtout disposant d’une durée de vie d’au moins 10 ans.

S’agissant des acquisitions d’usines usagées, le président de la République a insisté sur la nécessité de veiller à s’entourer d’un certain nombre de garanties, dont la viabilité, la capacité à contribuer à la production de valeur ajoutée et à concourir à la création d’emplois, après des études approfondies menées par des bureaux d’études et de compagnies d’assurances connues, en passant par l’expertise. Concernant l’importation de véhicules neufs, le processus doit se faire au niveau national, il sera le fait d’opérateurs nationaux et doit inclure un réseau national efficient et professionnel de service  après-vente. Pour ce qui concerne les opérateurs étrangers, il conviendra de prendre  un texte ultérieur qui régira leur intervention dans ce secteur. Le chef de l’État a chargé, par ailleurs, le ministre des Finances sur ce chapitre à l’effet de prendre des mesures fiscales et douanières destinées à l’encouragement de l’importation des véhicules électriques. Pour le montage des produits électroménagers, l’intégration de rigueur doit rester celle de 70% qui doit se faire dès la première année. Pour ce qui est du montage de véhicules, le processus doit démarrer avec un taux d’intégration de 30% au minimum dans l’objectif de créer un process complet, en vue de toucher une véritable industrie mécanique.

Agriculture : cap sur la création d’aires de stockage
Sur le volet lié à l’agriculture, le président Tebboune a mis en avant la nécessité pour les agriculteurs nationaux de sortir du système des cycles de production irréguliers pour s’inscrire dans le programme de réalisation des aires de stockage de produits agricoles pour permettre la nécessaire régulation du marché. Sur ce dernier point le chef de l’État a insisté sur la finalisation dans les brefs délais de ce programme. Le ministre de l’Agriculture a été instruit, d’ailleurs, d’encourager l’installation d’usines de transformation des  produits agricoles dans les zones de production, alors que le Premier ministre et le ministre de l’Enseignement supérieur sont sommés de mettre en place, sans tarder, des instituts spécialisés dans l’agriculture saharienne, avec la coopération internationale et avec les partenaires étrangers si nécessaire qui ont acquis une expérience avérée dans le domaine. Le président Tebboune a aussi ordonné une réorganisation adéquate des structures du ministère de l’Agriculture, au triple plan national, régional et local à travers la création d’offices et de structures qui permette une synergie avec les agriculteurs. Dans ce chapitre, la priorité a été donnée aux oléagineux, le maïs, les produits sucriers, de même que des filières particulières comme l’apiculture, sans oublier le secteur de l’élevage et son pendant de production laitière.
Brahim Oubellil