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Ils menacent de boycotter le concours de recrutement :les contractuels de l’éducation crient leur désarroi

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Les enseignants contractuels du secteur de l’éducation nationale prévoient d’aller vers le boycott du concours de recrutement programmé pour la fin du mois d’avril.

Un sit-in est prévu dans les prochains jours devant le siège du ministère de l’éducation nationale mais surtout une grève de faim sera observée par ces enseignants qui réclament leur intégration. C’est ce qu’a annoncé hier le représentant des enseignants contractuels, Saidi Bachir, lors d’une conférence de presse organisée au siège du rassemblement d’actions jeunesse (RAJ) à Alger. Le conférencier a considéré le refus de la ministre de l’éducation nationale d’intégrer les enseignants contractuels les obligeant ainsi à passer par le concours est une décision répressive. « On nous a incombé la responsabilité de la baisse de niveau des élèves. Ceci est une grave accusation », a-t-il lancé soulignant que les enseignants contractuels faisaient leur travail convenablement malgré les conditions et les contraintes auxquelles ils sont affrontés. Il citera à ce titre le problème des versements des salaires qui tardent et qui met les enseignants dans une situation de besoin. Saidi s’est d’autre part interroger sur les raisons qui ont poussé la tutelle à prendre la décision de ne pas intégrer les contractuels avant le concours et ne pas prendre en considération leur expérience. «Nous avons été marginalisé et mis à la touche », regrette-t-il. En ce qui concerne l’adoption de la méthode de l’examen écrit, c’est une facilitation à la fraude, estime le représentant des contractuels qui précise que cette décision a été prise sans le consentement des partenaires sociaux. « Cela nous pousse à aller vers des actions de contestations, à une grève de faim voir même à une démission collective », dira Saidi regrettant la sourde oreille de la tutelle qui n’a pas donné de réponses aux nombreuses interpellations.
Les démarches que nous allons entreprendre se fixeront après la réunion des coordinateurs de wilayas avec les enseignants contractuels et qui aura lieu aujourd’hui, explique-t-il. De son côté le porte-parole du Conseil des Lycées d’Algérie (CLA), Idir Achour a indiqué que la priorité du syndicat est d’éliminer définitivement le système de contractualisation dans le secteur de l’éducation. L’intégration des 20 000 contractuels au niveau national figure aussi dans les priorités du CLA. Pour sa part, Hakem Bachir, également membre du syndicat a souligné que le CLA a toujours dénoncé la précarité dans l’enseignement et l’emploi dans le secteur de l’éducation nationale.
« Nous avons toujours été contre la contractualisation des enseignants », insiste-t-il. S’agissant de la lutte contre la violence scolaire, Bachir Hakem soulève qu’il n’est pas possible de la traiter avec l’introduction des autorités dans les établissements. La meilleure façon de le faire c’est de suivre des techniques pédagogiques mais aussi de recruter un nombre suffisant d’adjoints de l’éducation, souligne, à cet effet, le porte-parole du CLA, Idir Achour.
Ania Nait Chalal

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