Tebboune

IL A PRIS 54 ENGAGEMENTS EN TANT QUE CANDIDAT : Les chantiers de Abdelmadjid Tebboune

En attendant l’officialisation de la victoire du candidat indépendant à la présidentielle du 12 décembre par le Conseil constitutionnel, le désormais président de la République, Abdelmadjid Tebboune, devra dès les premiers jours, s’attaquer à l’application et la traduction des 54 engagements qu’il a pris envers ses électeurs, qui lui ont fait gagner la course de la présidentielle avec près de 5 millions de votants en sa faveur.
Affirmant, dans le préambule de la synthèse de son programme électoral que « conscient de la grave crise multidimensionnelle qui affecte le pays, notre société et nos institutions » et qui est, tout à la fois, poursuit-il «  une crise de gouvernance générée par l’incompétence, le laisser aller, la corruption, la prédation et la dilapidation des deniers publics » il s’engage à « tout entreprendre », pour réaliser « les attentes et les aspirations légitimes du Hirak du 22 février, pour un changement global » lit-on. Même s’il n’étale pas la voie qu’il compte emprunter pour lancer la révision de la Constitution, cette réforme que compte lancer le nouveau locataire du siège de la Présidence de la République, intervient dans un contexte particulier, découlant de ce qu’a engendré et imposé le mouvement populaire pacifique du 22 février, qui affiche sa détermination à continuer à peser sur le cours des évènements de la vie politique du pays. Le huitième président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est engagé pour « l’instauration d’une nouvelle République répondant aux aspirations du peuple » indique-t-il dans ledit document à aller sur « une révision de la Constitution en profondeur ». Une révision que l’ex-ministre de l’Habitat, vise à « consacrer la démocratie », « séparation stricte des pouvoirs », « renforcement des pouvoirs de contrôle du parlement » « protection des droits et libertés du citoyen », « éviter toute dérive autocratique à travers la mise en place de contrepouvoirs efficaces » et « la limitation du mandat présidentiel à un seul renouvelable » pour ne citer que ces objectifs que s’est inscrit Tebboune dans son projet de révision de la Loi fondamentale. Pour le candidat qui vient de remporter le scrutin présidentielle du 12 décembre avec plus de 58% des suffrages, il est attendu sur la suite à donner à l’une de ses déclarations phare de sa campagne électorale, annonçant «je sais où se trouve l’argent dilapidé et je m’engage à le récupérer» n’a cessé de répéter le candidat Tebboune qui vient de remporter le scrutin de la présidentielle, qui s’est tenu jeudi dernier.
Celui qui a réussi à obtenir 4,9 millions de voix et élu avec un taux de 58, 15%, s’est engagé, dans son programme présidentiel, à procéder à la « reformulation du cadre juridique des élections », au « renforcement de la bonne gouvernance à travers la séparation du monde des affaires et de la politique », « la mise en place de mécanismes garantissant la probité et le contrôle des responsables publics », « la réforme globale de la justice, de l’organisation territoriale et de la gestion de l’administration locale » et « la relance du secteur du Tourisme avec l’ouverture de nouvelles lignes de compagnies low cost » ainsi que « l’application d’une nouvelle politique de développement hors hydrocarbures » pour ne citer que quelques lourds dossiers.
Des engagements sur lesquels est attendu le nouveau président de la République, notamment par les Algériens. Ce qui ne sera pas une mince affaire, vu le contexte dans lequel l’ex-Premier ministre Tebboune va occuper le poste de la présidence de la République, avec surtout la poursuite du Mouvement populaire pacifique. Celui-ci vient, encore une fois, réaffirmer, lors de son 43eme vendredi de mobilisation pacifique, sa détermination à aller sur la voie de l’édification d’un État de droit et à continuer à peser sur le cours des évènements politiques pour traduire l’avènement du changement du système politique.
Karima Bennour