Accueil ACTUALITÉ Ghaza : la crise humanitaire s’aggrave 

Ghaza : la crise humanitaire s’aggrave 

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Les développements sur le terrain dans la bande de Ghaza indiquent que l’entité sioniste poursuit une stratégie visant à maintenir son contrôle sur une grande partie du territoire pour une période prolongée, tout en ciblant les zones de déplacement et d’hébergement des civils. Parmi les signes les plus visibles de cette politique figure l’élargissement de ce que les habitants appellent la ligne jaune, matérialisé non pas par des clôtures, mais par des blocs de béton peints en jaune. Ces structures sont déployées dans des zones allant du sud-est du quartier d’al-Zeitoun, au sud de la ville de Ghaza, jusqu’à la région de Wadi Ghaza, au nord-est du centre de l’enclave. Des témoins rapportent que des engins militaires sionistes installent ces blocs durant la nuit, après les avoir transportés sur de longues distances. L’accès à ces zones est interdit aux Palestiniens sous peine d’être pris pour cible par des tirs nourris. Un habitant du quartier d’al-Zeitoun, qui a requis l’anonymat, explique qu’il n’ose plus s’approcher de ses terres situées près du rond-point du Koweït, point de départ de l’extension de cette ligne. Il affirme qu’après son retour d’un déplacement forcé vers le sud, il tentait encore de cultiver ses terres malgré des tirs sporadiques. Mais l’élargissement récent du périmètre a considérablement accru les risques. Dès le premier jour de l’extension, des civils auraient été visés et tués. Selon lui, cette situation prive les habitants d’accès à leurs terres agricoles et à certaines activités économiques récemment relancées après la trêve, aggravant ainsi la crise économique locale. Un autre résident, Ahmed Hassan, confirme que des rafales de tirs atteignent désormais les zones d’habitation proches. Il évoque des impacts de balles sur les murs des maisons et des blessés causés par ces tirs dans le passé. “La situation est devenue extrêmement dangereuse. La ligne jaune a été rapprochée de nos habitations”, déclare-t-il, craignant un nouveau déplacement forcé après avoir déjà subi plusieurs exils durant les précédentes offensives. Contrairement aux barrières classiques, cette “ligne jaune” fonctionne comme une zone tampon mortelle. Derrière ces blocs, toute vie est pratiquement impossible : Israël a déjà forcé les habitants des zones frontalières à se regrouper dans une bande étroite à l’ouest de Ghaza. Selon les termes de la première phase de l’accord de trêve, les forces sionistes contrôlent encore plus de 53 % du territoire de Ghaza, situé derrière cette ligne. Les récents événements, notamment les frappes visant des zones de déplacés, laissent penser que l’armée israélienne entend prolonger cette présence, en dépit des efforts de médiation pour passer à une seconde phase de l’accord, qui prévoit un retrait. Dans ce contexte, le chef d’état-major sioniste, le général Eyal Zamir, a déclaré que ses forces devraient rester déployées non seulement à Ghaza, mais également en Syrie et au Liban, estimant que “la sécurité à long terme n’est pas garantie”. Il a évoqué une campagne militaire multi-fronts susceptible de se poursuivre.

M. S.

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