Accueil ACTUALITÉ FORUM DE PARTENARIAT RUSSIE-AFRIQUE : L’empreinte algérienne

FORUM DE PARTENARIAT RUSSIE-AFRIQUE : L’empreinte algérienne

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La constante des positions algériennes et la place de l’Algérie en tant qu’acteur central dans la promotion des partenariats entre l’Afrique et les ensembles internationaux se reflètent dans la Déclaration conjointe des participants à la 2ème Conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique qui a eu lieu les 19 et 20 décembre courant au Caire. 

Le document adopté reprend ainsi des propositions exprimées par le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, dans son allocution à cette occasion. D’abord sur la question de la lutte contre le colonialisme, «phénomène odieux qui n’a sa place ni dans le monde d’aujourd’hui, ni dans celui de demain», comme l’a caractérisé Ahmed Attaf. La Déclaration conjointe préconise « la mise en œuvre rapide et complète de la résolution 79/115 de l’Assemblée générale des Nations unies afin d’éradiquer le colonialisme et le néocolonialisme et de mettre fin immédiatement à l’usurpation violente et indirecte du potentiel des États et des peuples du Sud global par les anciennes puissances coloniales ». Il y a là,  une parfaite harmonie entre l’appel de la Déclaration finale de la conférence à l’élimination de la colonisation et du néocolonialisme, à la préservation de la mémoire historique et à la garantie du droit des peuples aux réparations, et la position algérienne indéfectible réaffirmée par Ahmed Attaf, fondée sur la criminalisation de la colonisation en tant qu’élément essentiel pour la réalisation de la justice historique. 

Ensuite, la façon de l’Algérie de voir le monde est clairement énoncée dans la Déclaration conjointe qui plaide pour « un monde juste et stable fondé sur les principes d’égalité souveraine des États, de non-ingérence dans leurs affaires intérieures, de respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et du droit de tous les peuples à l’autodétermination ». Le principe de non-ingérence intégré dans cette Déclaration est au centre de la conception algérienne des relations internationales. Il a été évoqué par Ahmed Attaf dans son allocution : « notre partenariat doit avoir pour objectif de soutenir les capacités nationales, de rejeter les interventions étrangères et de promouvoir les approches politiques et les solutions pacifiques». 

De toute évidence, il y a une convergence de vues autour des principes de souveraineté nationale et du rejet des ingérences extérieures, appelant au respect du droit international et au refus de toute approche susceptible de menacer la stabilité du continent africain. Autre principe cardinal de la politique algérienne face aux crises et aux défis sécuritaires en Afrique, qui se résume en quelques mots : solutions africaines aux problèmes africains; il est repris dans la déclaration, en plusieurs passages qui mentionnent le respect des solutions africaines pour les États africains. 

Sur la lutte contre le terrorisme, la cohérence entre la Déclaration conjointe Russie-Afrique et les «principes d’Alger» est perceptible dans les références aux efforts concernant  « la prévention du terrorisme, de l’extrémisme violent et de la radicalisation menant au terrorisme », ainsi qu’aux mécanismes de dialogue permanent et à la lutte contre le financement du terrorisme. Sur la question du développement, la Déclaration conjointe adhère aux « processus dynamiques d’intégration régionale et continentale à travers le continent africain » et souligne « la nécessité d’efforts conjoints pour atteindre les objectifs de développement prioritaires de l’Afrique décrits dans l’Agenda 2063: L’Afrique que nous voulons ». 

En rapport avec cette question du développement, la Déclaration affirme « promouvoir un système de gouvernance mondiale plus inclusif et représentatif », rejoignant ainsi  la vision exprimée par Ahmed Attaf pour la construction d’un système international plus juste et équitable, fondé sur le multilatéralisme et le respect du droit international. 

M’hamed Rebah

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