Maintenant que « la maîtrise totale et le contrôle de la situation générale des incendies et des foyers » est confirmée par le chargé de la communication de la Protection civile, qu’une réunion présidée par le chef de l’État au cours de laquelle il a donné ses instructions pour « les mesures nécessaires à la prise en charge des conséquences et des effets de ces incendies », que les blessés bénéficient de soins dans les meilleures conditions, que le gouvernement, les walis et l’ensemble des services de l’État sont en pleine activité pour indemniser et soulager quelque peu les familles sinistrées, que la période de deuil décrétée par le président de la République est accomplie, il est temps de se redresser et participer à la reconstruction de ce que des mains criminelles tentent de démolir. C’est dans ce sens qu’un grand chantier a été lancé au « milieu des flammes » : la convocation du corps électoral pour l’élection des APC et APW. En signant le décret présidentiel, le chef de l’État a donné l’exemple en gardant son sang-froid pour ne rien oublier de ses missions constitutionnelles. Quelques heures à peine après la signature du décret présidentiel, le nouveau président de l’ANIE, Saâd Arous a présidé, au siège de l’institution, une réunion préparatoire. Ceci juste après avoir prêté serment à la Cour d’Alger. La prochaine étape étant la révision des listes électorales qui durera 12 jours. Elle débutera dimanche prochain. Si les principaux acteurs de cette élection que sont les partis politiques, brillent par leur silence, cela est dû principalement à trois raisons. La première étant le respect dû aux familles endeuillés. Par compassion avec les blessés hospitalisés. La dernière raison concerne la préparation des élections locales du 28 novembre prochain. Pour beaucoup de formations politiques c’est un objectif capital. Surtout pour ceux qui ont obtenu un résultat à un chiffre lors des dernières législatives. Ils comptent compenser avec les locales pour se doter d’une représentation significative lors des grands événements du pays. Le premier d’entre eux étant le dialogue national inscrit par le président Tebboune. La tragédie qui a endeuillé le pays tout entier est derrière nous. Devant nous il y a la rentrée scolaire, puis sociale. Il y a le projet de loi de finances que le Parlement doit valider. Mais revenons aux locales du 28 novembre. La particularité de ce scrutin est qu’il se déroule selon un nouveau découpage administratif qui est passé de 58 à 69 wilayas. Bien que le nombre des communes qui est de 1541 n’a pas changé. Avec toutefois cette dispense de collecte de signatures, dans les nouvelles wilayas, des partis ayant obtenu au moins 4% lors des dernières élections locales ou législatives ou disposer d’au moins dix élus au sein de l’APC ou l’APW concernées. Ceci dit, après les législatives et maintenant les locales, c’est une nouvelle cartographie partisane qui se met en place. Pour les cinq prochaines années historiques. Car et bien avant, l’Algérie aura pris sa place parmi les pays émergents !
Zouhir Mebarki










































