Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a achevé sa visite en Angola, après avoir pris part au sommet extraordinaire consacré au renforcement des mécanismes de prévention et de règlement des conflits en Afrique, organisé dans la capitale Luanda.
À son départ, le président sahraoui a été salué à l’aéroport par plusieurs hauts responsables du ministère angolais des Affaires étrangères. Une unité de la Garde républicaine angolaise lui a également rendu les honneurs militaires. Intervenant devant les dirigeants africains réunis à Luanda, Brahim Ghali a salué les avancées réalisées par l’Union africaine dans la mise en place d’une architecture continentale de paix et de sécurité. Il a toutefois estimé que le principal défi ne résidait plus dans la création de nouveaux mécanismes, mais dans l’activation effective de ceux qui existent déjà, en leur fournissant les moyens et les prérogatives nécessaires pour intervenir au moment opportun et avec l’efficacité requise. Le président sahraoui a également appelé à dépasser la logique consistant uniquement à « faire taire les armes », au profit de la construction d’un système africain réellement capable de prévenir les causes profondes des conflits avant leur déclenchement. Dans ce contexte, il a plaidé pour un renouvellement de l’engagement collectif du continent en faveur de la décolonisation, du respect du droit des peuples à l’autodétermination et du rejet de l’occupation, de l’expansionnisme ainsi que de toute modification des frontières par la force. Le sommet de Luanda, auquel ont participé plusieurs chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, a porté sur le renforcement des instruments politiques, juridiques et financiers dont dispose l’organisation continentale pour faire face aux crises et prévenir l’escalade des conflits. Les participants ont également examiné les moyens d’améliorer la coordination entre les mécanismes continentaux et régionaux, de mobiliser davantage de ressources financières et de consolider les dispositifs de responsabilisation. À travers cette rencontre, l’Union africaine entendait notamment dégager des mécanismes plus efficaces pour faire face aux conflits et aux crises, tout en renforçant la capacité des institutions africaines à contenir les tensions avant leur aggravation. L’objectif est également de créer les conditions favorables aux efforts de reconstruction et au développement durable dans les pays affectés par les conflits. Brahim Ghali était accompagné d’une délégation comprenant notamment le ministre des Affaires étrangères et des Affaires africaines, Mohamed Salem Ould Salek, l’ambassadeur représentant permanent auprès de l’Union africaine, Lemine Baali, l’ambassadeur de la RASD en Angola, Hamdi Khalil Mayara, ainsi que le secrétaire général de la présidence de la République, Saleh El Abed.
M. Seghilani

