Accueil ACTUALITÉ STRASBOURG EN FRANCE : Une illustration portant la mention «Stop génocide» retirée

STRASBOURG EN FRANCE : Une illustration portant la mention «Stop génocide» retirée

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La ville de Strasbourg en France a fait remplacer, au dernier moment, une illustration de l’artiste Magali Attiogbé qui devait figurer en couverture de l’agenda culturel des médiathèques de l’Eurométropole pour septembre-octobre 2026. En cause : la présence de la mention « Stop génocide ». Quelque 13 000 exemplaires imprimés avec le visuel original auraient été mis au rebut. La polémique a d’abord émergé sur les réseaux sociaux avant d’être révélée par Rue89 Strasbourg. Une publication mise en ligne vendredi 28 août sur Reddit affirme que la municipalité strasbourgeoise a décidé de remplacer l’illustration initialement retenue pour la couverture de l’agenda culturel des médiathèques de la Ville et de l’Eurométropole. L’œuvre, signée par l’artiste Magali Attiogbé, comportait notamment l’inscription « Stop génocide ». Alors qu’une partie des exemplaires avait déjà été imprimée, la municipalité aurait finalement décidé de retirer le visuel et de le remplacer par une autre illustration. Selon les informations rapportées par Rue89 Strasbourg, cette décision aurait entraîné la mise au rebut de 13 000 exemplaires déjà imprimés avec l’illustration originale. Interrogé sur cette décision, le cabinet de la maire Catherine Trautmann a assumé l’intervention de la municipalité. Il aurait expliqué que la Ville souhaitait éviter qu’un élément de l’œuvre puisse être interprété comme une prise de position politique de la collectivité. La municipalité s’appuie ainsi sur le principe de neutralité des institutions publiques pour justifier le retrait de la mention.

«Le retrait est lui-même un choix politique»
Cette justification est toutefois vivement contestée par Linda Ibiem. Dans un communiqué adressé à la rédaction, celle-ci estime que la décision de retirer la mention « Stop génocide » constitue précisément une prise de position politique. « Le problème n’est donc plus seulement la présence de la mention “Stop génocide”. Le problème devient celui de la décision de la retirer », écrit-elle.
Linda Ibiem fait également référence à plusieurs prises de position internationales concernant la situation dans la bande de Ghaza, notamment aux déclarations de la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese et aux conclusions de la commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU présidée par Navi Pillay. Elle considère que la décision de la municipalité strasbourgeoise pourrait également entrer en contradiction avec les positions exprimées par certains partis composant la majorité municipale sur la question palestinienne.
M. S.

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