Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaâ, a appelé à l’adoption d’une « grande fermeté » dans le traitement de certaines formes de criminalité, notamment celles qui constituent une menace directe pour la sécurité publique et l’ordre social.
Cet appel a été formulé lors d’une réunion de travail ayant regroupé les présidents des cours de justice ainsi que les procureurs généraux chargés de la supervision des pôles judiciaires pénaux spécialisés d’Alger, d’Oran, de Constantine et de Ouargla.
Selon un communiqué du ministère de la Justice, cette orientation concerne en particulier les formes de criminalité les plus graves, notamment le trafic de stupéfiants et de substances psychotropes, sous toutes leurs formes, mais également la criminalité organisée, la contrebande, la spéculation, la corruption, les infractions liées aux changes et à la circulation des capitaux, ainsi que les crimes à caractère terroriste. À travers cette orientation, le ministre a insisté sur la nécessité d’une réponse judiciaire ferme et adaptée à l’évolution des réseaux criminels et à la diversification de leurs modes opératoires.
La lutte contre le trafic de drogues et de psychotropes constitue notamment un axe majeur de cette stratégie, compte tenu des conséquences de ces activités sur la sécurité des citoyens et sur la stabilité de la société.
La criminalité organisée, la contrebande et les différentes formes de criminalité économique figurent également parmi les dossiers nécessitant une mobilisation accrue des institutions judiciaires. Dans ce cadre, les juridictions spécialisées sont appelées à renforcer leur efficacité dans le traitement des affaires complexes, notamment celles impliquant des réseaux structurés, des flux financiers illicites ou des activités criminelles dépassant le cadre d’une seule circonscription judiciaire.
Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité d’exploiter pleinement les instruments juridiques disponibles afin d’assurer une réponse judiciaire à la hauteur de la gravité des faits poursuivis.
Au cours de cette réunion, Lotfi Boudjemaâ a donné plusieurs orientations pratiques destinées à améliorer les méthodes de travail judiciaire et à renforcer la coordination entre les différents intervenants dans la chaîne pénale. Une attention particulière a été accordée à la coopération entre les autorités judiciaires et les services de police judiciaire relevant des différents corps. Cette coordination constitue un élément essentiel dans le traitement des affaires complexes, depuis la collecte des éléments de preuve jusqu’à la conduite des procédures judiciaires.
Le ministre a ainsi insisté sur l’importance d’une action concertée, permettant notamment d’accélérer le traitement des dossiers, d’améliorer l’efficacité des investigations et de renforcer l’échange d’informations entre les différents services concernés, dans le strict respect des prérogatives de chacun.
Le garde des Sceaux a, par ailleurs, appelé à mobiliser l’ensemble des capacités humaines et matérielles disponibles et à exploiter tous les outils juridiques prévus par la législation. L’objectif affiché est de garantir une protection efficace de l’ordre public et de la sécurité publique, tout en veillant à la préservation des droits et libertés consacrés par la loi.
S. O.














































