Les glyciens

ÉCOLE PRIVÉE LES GLYCINES DE BOUZARÉAH, À ALGER : Les parents d’élèves lancent un appel de détresse

Le litige autour du paiement des cours du troisième trimestre de l’année scolaire 2019/2020 dans les écoles privées n’est pas réglé à ce jour. Bien que des instructions fermes avaient été données par les ministères de l’Éducation et du Commerce pour que les gérants de ces établissements abandonnent la procédure. Des parents d’élèves continuent pourtant aujourd’hui de subir un chantage sans précédent.

Alors que la question devait être définitivement tranchée en faveur des parents, il semblerait que certains directeurs de ces établissements relevant du secteur privé persistent à vouloir imposer leur diktat et ignorer les instructions de la tutelle. C’est le cas de la direction du groupe scolaire les Glycines situé dans la commune de Bouzaréah à Alger qui veut à tout prix faire payer aux parents d’élèves les frais du troisième trimestre de la précédente année scolaire, les menaçant de renvoyer leurs enfants. Un chantage qui est à l’origine d’angoisse et de frustration permanente pour une trentaine de parents. Ces derniers ne savent plus à quel saint se vouer après que toutes leurs tentatives de prendre attache avec les responsables du ministère de l’Éducation ont été vaines.
En effet, ni la tutelle, ni la direction de l’éducation n’ont intervenu pour mettre un terme aux agissements abusifs et inacceptables de la directrice de cette école qui menace de ne pas délivrer les bulletins de notes de fin d’année, d’autoriser le transfert des enfants vers d’autres établissements ou même de les réinscrire dans le même établissement si les parents ne s’acquittent pas des frais de scolarité comme suscité. Ceci en ignorant totalement le modèle type de contrat signé entre les ministères de l’Éducation nationale et celui du Commerce qui est censé protéger les droits des élèves, au même titre que ceux des promoteurs de ces établissements et permet d’organiser le travail des écoles privées. Il est essentiel de rappeler que l’arrêt des cours, le 12 mars 2020 à cause de la propagation du coronavirus, a été l’origine d’un véritable bras de fer entre les parents d’élèves et les gérants des écoles privées concernant justement le paiement des frais de scolarité au titre du 3ème trimestre, alors que les prestations n’ont pas été assurées. Suite à plusieurs réclamations des parents d’élèves, le département de Mohamed Ouadjaout a adressé un avertissement à l’ensemble des chefs d’établissements scolaires relevant du secteur privé qui tenteraient de faire payer aux parents ces frais de scolarisation. Le ministère de l’Éducation avait carrément menacé de retirer l’agrément à ces écoles, si d’autres réclamations sont faites dans ce sens. La tutelle avait en plus estimé qu’il n’est pas du droit des directeurs des écoles privées de priver les élèves de leurs bulletins scolaires, ou de les empêcher de se réinscrire à la prochaine rentrée, ou encore de faire un transfert vers un autre établissement.

Refus de délivrance des bulletins de notes
Par ailleurs, le président de l’Association nationale des parents d’élèves, Khaled Ahmed, a dénoncé les graves dépassements de certaines écoles du privé qui refusent de délivrer aux parents différents documents administratifs liés à la scolarisation de leurs enfants à l’instar des relevés de notes. Le président de l’ANPE explique que le but de cela étant d’empêcher le transfert des élèves vers d’autres établissements mais surtout d’obliger les parents à payer les frais de scolarisation. Khaled Ahmed a voulu, dans le même contexte, attirer l’attention de la tutelle sur une autre pratique qui préoccupe également les parents. Il s’agit, a-t-il indiqué, du recours de certaines directions des écoles du privé au gonflement des notes au détriment de l’avenir des élèves et ce pour faire croire aux parents que leurs enfants ont obtenu de bons résultats et les convaincre par la même à se réinscrire dans le même établissement.
Ania Nait Chalal