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DÉSIGNATION D’ÉLÉMENTS NON MANDATÉS POUR LA CONFÉRENCE NATIONALE : Les enseignants de l’USTHB dénoncent «une manœuvre»

Réitérant leur revendication du «départ définitif du pouvoir » réclamé par les manifestants dans le calme et le respect de la loi le vendredi 15 mars dernier, les enseignants de l’USTHB ont dénoncé des « manœuvres préparatoires » à la tenue d’une conférence « proposée par le pouvoir et entièrement contrôlée par lui». Réunis en Assemblée générale, dimanche passé, les enseignants de l’USTHB ont souligné, dans une déclaration rendue publique, que cette conférence ; «rejetée par le peuple comme nous le constatons au niveau de notre université, a commencé par la désignation d’éléments non mandatés par l’ensemble des étudiants ». Ces éléments désignés par le recteur de l’USTHB sont, a fait savoir ce collectif d’enseignants ; le chef de l’UNEA, le chef de l’UGEA, le fils d’un général, un doctorant et une personne non connue des étudiants. Appelant à la vigilance et à l’union pour déjouer « ces manœuvres» et maintenir une pression jusqu’au départ de ce système, les enseignants de l’USTHB ont également exhorté à participer massivement à la marche nationale des étudiants prévue aujourd’hui à 10h à Alger et ont exhorté leurs collègues des autres établissements universitaires à continuer ensemble à participer à cette manifestation. Affirmant, d’autre part, avoir pris acte de la déclaration énonçant que l’Armée nationale populaire et le peuple partagent une vision unique du futur de l’Algérie, le collectif des enseignants de l’USTHB a souhaité que l’Armée demeure le garant des acquis de la république tout en imposant le respect de la constitution, protégeant le peuple contre toute agression. Pour conclure, la même source a salué l’engagement des magistrats en phase avec les objectifs du mouvement pacifique et leur adhésion aux différentes manifestations.
Ania Nch