L’Algérie et l’Italie explorent de nouvelles pistes de coopération dans le domaine des entreprises de petite taille, notamment dans les secteurs de l’innovation, de l’entrepreneuriat et de l’économie circulaire.
Un échange algéro-italien consacré aux moyens de renforcer la coopération dans le domaine des entreprises de petite taille s’est tenu, jeudi, au siège du ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Microentreprises. La rencontre a réuni la cheffe de cabinet du ministère, qui a présidé la réunion, l’ambassadrice d’Italie en Algérie, Alessandra Schiavo, ainsi que la directrice générale de l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM) et un représentant de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (NESDA). Les discussions ont porté sur les perspectives de développement de la coopération bilatérale dans les domaines de l’innovation et de l’entrepreneuriat, notamment dans le secteur des industries de transformation. Dans ce cadre, les deux parties ont notamment examiné les possibilités de tirer profit de l’expérience italienne en matière de création et de développement de micro-entreprises spécialisées dans la transformation des matières premières locales en produits et ressources à forte valeur ajoutée. Cette approche vise à favoriser l’émergence de nouvelles activités économiques à partir des ressources disponibles localement, tout en encourageant l’innovation et la création d’emplois au profit des jeunes porteurs de projets.
Des formations dans l’économie circulaire
La réunion a également permis de convenir du lancement de sessions de formation destinées aux porteurs de projets et aux jeunes dans les domaines de l’économie circulaire et de l’entrepreneuriat. Ces formations pourraient également ouvrir des perspectives de mise en relation avec le marché européen, offrant ainsi aux jeunes entrepreneurs algériens de nouvelles opportunités de développement, de partenariat et d’accès aux marchés extérieurs. L’économie circulaire constitue, dans ce contexte, un axe important de coopération.
Elle repose notamment sur la réduction de la consommation des matières premières et de l’énergie, le réemploi, la réparation, la réutilisation et le recyclage, afin de limiter la production de déchets et la pression exercée sur les ressources naturelles. À l’inverse du modèle économique linéaire traditionnel, fondé sur l’extraction des matières premières, la production, la consommation puis l’élimination des produits, l’économie circulaire cherche à prolonger la durée de vie des ressources et à réduire autant que possible leur gaspillage. Le recyclage d’un produit constitue, à titre d’exemple, un moyen de réintroduire les matières qui le composent dans le processus de production afin de fabriquer de nouveaux produits, réduisant ainsi la nécessité de recourir à de nouvelles matières premières et l’énergie nécessaire à leur transformation. Cette démarche permet également de réduire les volumes de déchets générés et leurs conséquences environnementales.
À travers cette coopération, l’Algérie et l’Italie entendent ainsi renforcer les échanges d’expériences et de savoir-faire dans des domaines susceptibles de contribuer au développement de nouvelles activités économiques, notamment au profit des jeunes et des porteurs de projets, tout en favorisant une transition vers des modèles de production plus durables.
M. Seghilani














































