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AU SOUDAN, EN SOMALIE, EN ÉGYPTE, EN ÉRYTHRÉE, EN ARABIE SAOUDITE, EN PALESTINE … : Un facteur de déstabilisation dans le monde  

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Les Emirats arabes sont une menace pour la paix mondiale. Aujourd’hui les preuves de leur implication dans de nombreuses régions du monde s’accumulent. Ils sont notamment accusés de fomenter des conflits et des troubles par le financement de milices, le recrutement et le transport de mercenaires. Ils sont également accusés de voler les richesses de pays de la corne d’Afrique à l’instar de la Somalie e-ou du Soudan.
Abu Dhabi fait l’objet d’enquêtes internationales en 2026, comme celle publiée par le Financial Times et la BBC. Cet Emirat est accusé de financer le recrutement et le transport de mercenaires pour soutenir des milices dans les conflits africains, en particulier au Soudan. Il est aussi accusé de pomper les richesses du Soudan.  Derrière, se profile une volonté de s’approprier les richesses et les leviers stratégiques africains. Selon les données de FDJ Markets citées par le quotidien britannique Finacial Times, les Émirats ont annoncé depuis 2017 plus de 168 milliards de dollars d’investissements en Afrique. Des investissements qui n’ont pas abouti. Dubaï est une plaque tournante du commerce de l’or africain. Selon les estimations de Swissaid, près de 30 milliards de dollars d’or africain seraient exportés chaque année vers Dubaï sans déclaration. Le gouvernement soudanais a accusé, avec preuves à l’appui, Abu Dhabi de voler l’or du pays en, procédant à des opérations de prospection sauvage dans les régions contrôlées par les rebelles des Forces de soutien rapide. Des organisations allemandes et internationales de défense des droits humains ont alerté sur le rôle des Emirats arabes unis dans la prolongation de la crise au Soudan et l’aggravation des violations des droits humains contre les civils, compte tenu du soutien financier, militaire et logistique continu apporté aux FSR.

« Non aux accords avec les commanditaires de guerre » 
Contestant la visite attendue du président des Emirats arabes unis à Berlin, la « Société allemande pour les peuples menacés » avait annoncé, via sa page officielle, un rassemblement et une marche jeudi à Washington platz à Berlin, sous le slogan « Soudan : Non aux accords avec les commanditaires de guerre ». Ce rassemblement visait à condamner le soutien financier et militaire des Emirats aux FSR qui, selon l’ONG, leur permet de poursuivre leur guerre contre les civils et alimente l’escalade des violations et la catastrophe humanitaire au Soudan. L’ONG allemande a déclaré, dans un communiqué, que les Emirats apportaient un soutien financier et militaire à ces forces, leur permettant de poursuivre le conflit en perpétrant des violences extrêmes contre la société civile au Soudan, selon le quotidien allemand Die Welt. Cette déclaration intervient quelques jours après la publication d’un rapport de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan, qui a documenté l’existence de réseaux extérieurs fournissant aux Forces de soutien rapide des armes, du matériel militaire, une formation, un soutien logistique et des combattants. Il faut préciser dans ce cadre, que des avions affrétés par Les Emirats, chargés d’armements ont été détruits sur la piste d’un aéroport tchadien. Ces cargaisons étaient destinées aux FSR ; Dans le même cadre, des mercenaires colombiens ont été faits prisonniers par les forces gouvernementales soudanaises qui ont introduit une plainte au niveau du Conseil de sécurité de l’Onu appuyée par de nombreuses preuves et mettant en cause cet Emirat dans le prolongement du conflit fratricide au Soudan et dans le déplacement d’un grand nombre de la population soudanaise dans les régions touchées par le conflit.

HRW épingle Abu-Dhabi
Dans le même contexte, Human Rights Watch (HRW) avait appelé les autorités allemandes à aborder la question du rôle des Emirats au Soudan lors de la rencontre entre le président émirati et des responsables allemands à Berlin. HRW a ajouté que le groupe Global Security Services, basé à Abou Dhabi, a recruté des centaines de mercenaires colombiens depuis 2024, déployés au Soudan aux côtés des FSR, alors que des violations massives des droits humains sont signalées. L’Organisation a également appelé les Etats membres de l’UE à enquêter sur le rôle de cette entreprise et son PDG, soulignant la nécessité d’un embargo européen sur les armes à destination des Emirats. Par ailleurs, le Financial Times a publié une lettre d’Amjed Farid al-Tayeb, conseiller politique du Conseil de souveraineté de transition soudanais, affirmant que les Emirats ont mis en place une structure commerciale facilitant la contrebande et le blanchiment des profits de l’or soudanais, et que les revenus générés par ces réseaux peuvent servir à financer la poursuite du conflit par les FSR.  Et le mal provoqué par cet Emirat qui a fait du contrôle des richesses des pays de la Corne de l’Afrique ne s’arrête pas uniquement au Soudan. Il a été un acteur clé dans la scission de la Somalie et la création du Somaliland, une entité créée de toutes pièces, reconnues par Abu Dhabi et Israël.

« Semeurs de la Fitna »
Plusieurs sources ont indiqué que les Émirats arabes unis soutiennent activement le supposé État du Somaliland à travers une coopération militaire et des investissements consentis avec des conditions draconiennes.  Abu Dhabi dispose d’une présence militaire et d’installations à Berbera, présumée capitale de la région du Somaliland, utilisées notamment pour ravitailler ses opérations et fournir une assistance à ses alliés dans la région du Yémen et du Soudan. Les ingérences de cet Emirat ont poussé le gouvernement central de Mogadiscio à rompre ses relations avec Abu Dhabi et à introduire une plainte au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU contre “cet élément du mal” qu’il accuse de porter atteinte à l’unité et à la souveraineté somaliennes en soutenant les velléités d’autonomie des régions périphériques. La Somalie a par la suite rompu ses accords de défense et de gestion portuaire avec les Émirats arabes unis en raison de ce soutien jugé déstabilisateur. 
Selon Anna Jacobs, spécialiste du Golfe, la région (corne de l’Afrique) est devenue “un terrain d’affrontement crucial dans la compétition géopolitique entre les grandes puissances et leurs proxys dont les EAU sont un élément moteur. Les ingérences de cet Etat ne se sont limitées à cette région du continent. Leur rôle déstabilisateur en Libye par le soutien, aux milices du général Haftar, leur soutien aux groupes terroristes islamistes qui infestent la région du Sahel ou encore leur soutien à des groupes rebelles en Érythrée ou en Éthiopie sont autant de preuves de leur capacité de nuisance. Même l’Arabie saoudite et l’Égypte n’ont pas échappé à leur ingérence dans leurs affaires internes. Il y a quelques mois, Riyad et Abu Dhabi sont arrivés aux portes de la rupture quand les preuves du soutien d’Abu Dhabi à des groupes rebelles au Yemen ont été établies par les autorités saoudiennes. Il y’a quelques jours, le ministre de la défense du Yemen (soutenu par l’Arabie saoudite) a été pris en otage par un groupe créé et armé par les Emirats. L’Égypte a failli voir toute son économie minée par des opérations d’OPA lancées par des groupes d’investisseurs Emiratis qui avaient tenté de prendre le contrôle de certains segments stratégiques de l’économie égyptienne. Même l’entreprise chargée de la gestion du Canal de Suez a failli passer sous le contrôle d’Abu Dhabi. La résistance palestinienne a elle aussi souffert du soutien qu’apporte cet Emirat à l’entité sioniste dans le génocide actuellement en cours à Ghaza. La décision de l’Algérie de s ‘éloigner de cet Emirat trublion est souveraine et relève de son libre choix de décider de sa politique’ étrangère. Une entité surgie du néant depuis quelques années seulement a des rêves de grandeurs qu’elle veut concrétiser au détriment des peuples de la région d’Afrique et du Moyen orient. Ce n’est pas seulement l’Algérie qui a dénoncé son comportement hostile mais plusieurs pays du monde qui ont décidé de ne plus se taire et de le mettre au ban de la communauté internationale.
 Slimane B.

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