C’est vrai que les Émirats arabe unis (E.A.U.) sont un « pays minuscule ». Malgré cela, il est très nuisible. Au point où « là où il met les pieds, le sang coule » accuse le président Abdelmadjid Tebboune. « Nous en avons les preuves » poursuit-il. Notre Chef de l’État n’en dira pas plus. Même lorsqu’il a décidé, jeudi dernier, de rompre les relations diplomatiques. Il avait attendu vainement que ce micro État revienne à la raison. Mais lorsque ses « agissements provocateurs et hostiles ont atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable », le président Tebboune a été contraint de prendre la décision de rompre les relations diplomatiques avec ce pays et lui fermer notre espace aérien. Oui ! Contraint, car le Chef de l’État algérien aurait voulu éviter d’aggraver les divisions du monde arabe. Mais l’excès de zèle de Mohamed ben Zayed AI-Nahyane (MBZ), l’Émir d’Abou Dhabi, dans son rôle de cheval de Troie d’Israël et du royaume marocain, a eu raison de la patience algérienne. Il avait le rôle d’acheteur des consciences avec ses pétrodollars pour déstabiliser les pays (comme la Libye, le Mali, le Soudan et bien sûr l’Algérie) que lui désignent les deux pays cités plus haut. « Recruté » par le Maroc pour signer, comme lui, l’accord dit de « normalisation » avec Israël, Abou Dhabi est devenu un jouet entre leurs mains. L’histoire retiendra cette trahison émiratie. Comme elle retiendra les deux trahisons du Maroc. Il faut rappeler qu’avant la « normalisation », il y a eu les enregistrements des réunions à huis clos du Sommet arabe tenu à Casablanca en 1965, qui ont été remis au Mossad par le roi Hassan 2. Sans ces enregistrements, Israël n’aurait jamais gagné la guerre des 6 jours en 1967. Après la description de ce cloaque, quelques pistes des raisons, qui ont eu raison de la patience algérienne, apparaissent. Il y a, d’une part, les derniers incendies de forêts d’origines criminelles. Beaucoup d’auteurs ont été identifiés et arrêtés. Des dégâts si graves que la peine de mort a été réintroduite pour les pyromanes. Il n’est pas impossible qu’ils aient été corrompus et commandités par MBZ. À cela s’ajoute les « océans » de drogues et psychotropes qui sont déversés chez nous par le Maroc, depuis des années. Dès 2024, le président Tebboune avait déclaré que « partout où il y a des conflits, l’argent de cet État (les Émirats NDLR) est présent, au Mali, en Libye, au Soudan ». Pour protéger sa population, l’État algérien a frappé fort. Il a ouvert une prison au Tanezrouft, l’enfer sur terre, pour les narcotrafiquants. Enfin et tout dernièrement une vaste organisation de fraudeurs à l’importation a été déjouée dans notre pays. L’implication de MBZ avec ses structures financières dans ces tentatives de fraude n’est pas à écarter. Une telle accélération des nuisances envers notre pays, signe une urgence à empêcher le développement en cours de l’Algérie. Ce sont des convulsions de la bête blessée. L’Algérie est sur la bonne voie. L’État, l’Armée et le peuple, unis comme un seul homme, veillent !
Zouhir Mebarki
