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Blida : un été sans lait et sans eau

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Si au cours des étés précédents l’eau et le lait n’ont pas subi de grands chamboulements dans leur distribution, cette année est plutôt spéciale, non seulement par la chaleur inhabituelle pour nos régions que pour la perturbation chronique dans la distribution de ces deux sources de vie. En effet, et alors que l’État dépense d’énormes sommes pour l’alimentation en eau potable de tous les citoyens, même ceux demeurant dans des endroits difficiles d’accès, la réalité est toute autre sur le terrain. Les villes et grandes agglomérations ont quand même bénéficié de ces programmes mieux que les autres cités moins importantes mais l’eau demeure un problème récurrent pour tous. Au niveau des villes de moindre importance, c’est la galère pour les habitants qui ne savent plus à qui s’adresser pour exprimer leur désarroi devant le manque d’eau et sa distribution en dents de scie, sans heure connue et, surtout, avec des quantités bien en-dessous des besoins. Quand ils s’adressent aux centres locaux, la réponse est toujours la même : «Il n’y a pas suffisamment d’eau, les programmes ne sont pas suffisants, il y a du retard dans la réception des nouveaux forages, les pompes sont en panne» et bien d’autres explications que le commun des mortels ne pourra jamais vérifier. Souvent, à bout de nerfs, les citoyens se mettent à crier et à réclame leur droit, devant des regards ternes et inexpressifs des employés et des responsables locaux de l’ADE. D’ailleurs nous remarquons dans certains centres communaux de l’ADE, la présence de véritables videurs qui, de par leur carrure, impressionnent les ‘clients’ de cette entreprise étatique qui n’arrive à les satisfaire. Quand vous entrez pour réclamer une meilleure distribution de l’eau avec la chaleur qui ne veut pas descendre au-dessous des 40°C, vous êtes accueillis par des ‘agents’ à la carrure imposante qui vous demandent la raison de votre visite. Quand ils remarquent que vous êtes là pour réclamer ils font tout pour tenter de vous renvoyer, surtout en vous faisant attendre plus qu’il n’en faut ou en vous dirigeant vers les employés qui n’ont rien à vous dire.
D’ailleurs la distribution qui était dans de nombreux quartiers et villes à raison d’une ou deux heures un jour sur deux a été portée un jour sur trois, avec un débit si faible qu’il n’y a que les premières maisons situées au début des canalisations qui en reçoivent, les autres peuvent toujours attendre. Ceci pour l’eau, car il y a un autre produit de première nécessité qui manque : le lait ! Cette denrée est pratiquement introuvable dans les magasins et nombreux sont les enfants qui n’ont en pas bu depuis plusieurs jours, même si leurs parents essaient de leur donner du lait en poudre trop cher pour leur maigre bourse.
Les explications sont souvent farfelues comme celle faisant état du manque de sachets ou de la poudre de lait. Nous avons essayé de joindre l’usine de Boudouaou ou celle de Birkhadem mais en vain. De temps en temps, il y a des camions qui ramènent ce précieux produit et une cohue sans pareille est alors remarquée.
Ceux qui possèdent des véhicules se déplacent d’un endroit à l’autre ou suivent les camions jusqu’aux magasins où ils déposent le lait. Le plus stressant dans tout cela, c’est le manque de communication, aussi bien de la part de l’ADE que des unités du lait qui laissent libre cours à toutes les rumeurs qui s’ajoutent au désarroi des citoyens.
Hadj Mansour

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