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Ayant sauvé la face du football local : La JSK a déjà la tête au Raja

La JS Kabylie a une nouvelle fois confirmé qu’elle est l’une des rares équipes capables de représenter le football algérien dans les grandes compétitions continentale et régionale. Les Canaris ont de nouveau fait sensation en validant leur billet pour la finale de la Coupe de la CAF.

Auteurs d’une nette victoire au retour comme à l’aller, les Kabyles croient désormais dur comme fer à leur huitième étoile, lorsqu’ils donneront la réplique en finale au voisin marocain Raja Casablanca dans la capitale béninoise Cotonou.
Les Aigles Canaris ont su ainsi relever le défi, et hisser haut le football algérien dans le ciel africain, avec à la clé un parcours de premier ordre dans la coupe de la CAF, où ils n’ont connu la défaite qu’une seule fois, tout en ramenant trois victoires de l’extérieur.
Ce parcours confirme la volonté des protégés de Lavagne de revenir au-devant de la scène continentale, alors que personne ne donnait chère à leur peau en début de saison, critiquant acerbement l’effectif en place surtout après que la direction du club a préféré tabler sur des jeunes du cru et d’autres recrutés de petites divisions.
Et si les observateurs sont unanimes à se mettre d’accord sur le parcours qualitatif qui a caractérisé les défis de la JS Kabylie jusqu’à présent dans la compétition de Coupe de la CAF, l’accent est désormais mis sur le match de la finale qui se jouera dans la capitale béninoise Cotonou le 10 juillet. Ce rendez-vous est une vraie aubaine pour le club le plus titré en Algérie afin de s’adjuger une nouvelle couronne malgré la difficulté de la tâche face à concurrent qui est de surcroît le voisin marocain Raja Casablanca, donnant ainsi plus de charme à ce choc maghrébin.
Il faut dire que nonobstant les difficultés rencontrées par le Raja pour venir à bout de l’équipe égyptienne des Pyramides après avoir eu recours à la fatidique série des tirs au but, la finale recèle de nombreuses particularités et détails qui feront la différence. Du coup, la balle est désormais dans le camp des joueurs kabyles qui tablent sur l’enrichissement de la trésorerie du club par un nouveau titre continental afin de le propulser à nouveau au premier plan et suivre par là même les traces de leurs aînés, auteurs de pas moins de sept coupes africaines. Des exploits réalisés d’abord en début des années 1980 lorsque les Lions de Djurdjura ont décroché la coupe d’Afrique des clubs champions (actuellement Ligue des champions), avant de reproduire le même scénario en 1990 contre les Zambiens de Nkana Red Devils à Lusaka même, sans oublier la coupe d’Afrique des clubs vainqueurs de coupes décroché en 1995 contre les Nigérians de Julius Bergers. La moisson va être bien confortée grâce aux trois titres continentaux d’affilée en coupe de la CAF en début des années 2000.
Dix-neuf ans après, les coéquipiers de Bencherifa espèrent renouer avec la consécration sur le plan africain, armés justement par leur passé riche de leur club sur la scène continentale ce qui devrait leur permettre déjà d’avoir un ascendant psychologique sur l’adversaire marocain.
Hakim S.