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AVEC UNE PART DE 104 SIÈGES SUR 407 OBTENUS DANS LA NOUVELLE ASSEMBLÉE : La menace islamiste théoriquement écartée

La messe est dite pour la nouvelle Assemblée populaire nationale ! Les résultats préliminaires des législatives ont été annoncés par le président de l’ANIE, Mohamed Charfi, en fin d’une journée qui a tenu en haleine les partis et indépendants engagés dans la course.

Ainsi, le FLN est accrédité du meilleur score avec 105 sièges devant les Indépendants (78), le RND (57), le MSP (64), le FEM (48) et El Binaâ (40). Sept groupes parlementaires qui raflent la mise pour 392 sièges obtenus, alors que les 15 restants sur un total de 407 places à la neuvième législature reviennent à 7 autres partis.
Ce qui retient d’emblée l’attention, c’est la débâcle du courant islamiste qui a joué, pendant toute la campagne électorale, sur la mauvaise passe des partis de la défunte alliance inféodée à l’ex-président déchu, le FLN et le RND entendre, pour le besoin d’une improbable ascension dans le pouvoir législatif.
Cette déroute observée dans les maisons MSP de Makri et du Mouvement El Binaâ de Bengrina s’explique dans le nombre des sièges qu’ils ont obtenus : 104 sur 407, soit seulement 25%, alors qu’ils ont aspiré à bien plus pour prétendre à une hégémonie à l’hémicycle Zighout Youcef. Tout juste à côté, le parti de la Justice et le développement d’Abdellah Djaballah et El Islah de Fillali Gouini ont été laminés avec un seul siège pour le premier et zéro pour le second.
De l’autre côté de la balance, le poids des partis de la mouvance islamiste se mesure aussi à l’accumulation des sièges obtenus par les partis dits nationalistes, le FLN, RND et le FEM à savoir. 210 sièges à eux seuls, soit l’écrasante majorité.
Tout compte fait, le cri au complot poussé par Makri qui a dénoncé une fraude, et l’attitude profil bas adoptée par Bengrina, dès les premiers résultats fuités des urnes, nous disent un peu plus, désormais, sur une défaite cinglante non assumée comme telle.

Les femmes très peu représentées
Pour le reste, l’entrée des listes indépendantes, au nombre de 1208, dans la course pour les législatives de 2021, n’a pas été décevante pour ce nouvel acteur dans la vie de l’Assemblée populaire nationale. Dans une configuration politique incarnée des années durant par des partis qui ont servi sous les pouvoirs successifs dans le pays, s’offrir une deuxième place reste un succès retentissant pour les indépendants. Avec 78 sièges au comptant, ce groupe des « non alignés » partisans aura fort son mot à dire.
Avec une part de seulement 34 sièges (8,35%) obtenus aux législatives du 12 juin, les femmes sont très peu représentées dans la nouvelle assemblée nationale, alors qu’il était attendu qu’elles accèdent au même niveau de représentation que les hommes. Hélas, le nouveau régime électoral, bien qu’il ait consolidé sa place dans les Assemblée élues, n’a pas pesé dans le cours électoral en leur faveur.
Farid Guellil