CHAIMA

AFFAIRE DE L’ASSASSINAT ABJECT DE CHAÏMA : Halte à l’instrumentalisation politique !

Dans des circonstances aussi dramatiques que l’assassinat horrible d’une jeune fille de 19 ans, une victime qui plus est violée et brûlée vive par son bourreau, tout acte de solidarité envers la famille endeuillée ne doit pas dépasser l’expression de compassion. L e cri d’indignation et de dénonciation tout au plus, car la famille, étant abattue par la douleur, aura besoin de faire le deuil de son proche perdu. Et pourtant ! Aussitôt la mauvaise nouvelle du meurtre est tombée tel un couperet sur les proches de Chaïma, une âme innocente kidnappée début de cette semaine dans la région de Boumerdès, des voix s’élèvent par-ci, parlà, dans la rue et sur les réseaux sociaux, pour appeler à des manifestations. Pourquoi faire  ? Si l’esprit de solidarité et de compassion sont des valeurs innées chez les Algériens, il n’en demeure pas moins qu’une telle affaire, au demeurant entre les mains de la Justice, ne doit pas servir de tribune à ceux qui veulent l’instrumentaliser à des desseins politiques. Il est vrai, dans pareille circonstance, dénoncer avec la plus grande vigueur cet acte ignoble dont était victime Chaïma reste un acte, au-delà choquant et révoltant, est un acte citoyen. Mais, exploiter une tragédie familiale à des fins de manifestations, de surcroît en cette situation sensible sur fond d’une crise sanitaire qui guette toujours la vie des citoyens, revient à « marcher sur les cadavres » à des fins viles. Ainsi, alors qu’elle n’arrive toujours pas à se remettre du chagrin causé par la perte de sa fille, la mère de Chaïma a adressé un message aux citoyens, en ce sens que ce meurtre ne doit pas être exploité pour sortir dans la rue. «  Je vous remercie pour votre solidarité. Ceux qui ont exprimé leur solidarité. Tout le monde était choqué. Mais, mes frères et sœurs, Chaïma est votre sœur, votre fille, à vous tous. Demandez-lui miséricorde. Priez pour elle. Algériens, ceux qui manifestent, je vous prie de ne pas exploiter l’affaire de ma fille.  Moi, j’ai confiance en la justice, en le président Tebboune », s’est-elle livrée, en larmes, sur le micro d’une télévision nationale. Enfin, la mère de Chaïma, dans un message de gratitude envers le chef de l’État, lequel a adressé ses condoléances à la famille de la victime par la voix du wali d’Alger, ainsi qu’à l’ensemble des personnes qui se sont solidarisées avec elle, a témoigné de son affection en cette douloureuse épreuve.
Farid G.