Le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu s’apprête à effectuer une visite éclair à New York à l’occasion de la 81e Assemblée générale des Nations unies, dans un contexte marqué par une vive confrontation avec le maire de la ville, Zohran Mamdani, et par la perspective de manifestations contre sa présence.
Selon des médias sionistes, l’avion officiel de Netanyahu, « Wing of Zion », n’atterrira pas à l’aéroport international John-F.-Kennedy (JFK). Il devrait plutôt se poser à l’aéroport Newark Liberty, dans le New Jersey, un choix présenté comme lié aux considérations sécuritaires et logistiques entourant son déplacement. L’hypothèse d’un atterrissage sur une base militaire du New Jersey avait également été évoquée. Le déplacement du criminel de guerre sioniste devrait être particulièrement bref. Selon les informations disponibles, Netanyahu doit arriver à New York dans la matinée, se rendre au siège de l’ONU pour prononcer son discours devant l’Assemblée générale, puis repartir vers l’entité sioniste, sans passer la nuit aux États-Unis. Son programme ne comprendrait par ailleurs ni rencontre avec le président américain Donald Trump ni déplacement au Texas pour rencontrer le milliardaire Elon Musk. Cette réduction de la durée du séjour intervient alors que New York se prépare à plusieurs manifestations liées à la venue du Premier ministre israélien. Les autorités municipales et policières ont annoncé s’attendre à des rassemblements quotidiens durant la semaine de l’Assemblée générale de l’ONU.
Bras de fer avec Mamdani
La visite intervient surtout sur fond de confrontation verbale entre Netanyahu et le maire de New York. Mamdani a réaffirmé sa position concernant le mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale à l’encontre du Premier ministre israélien, tout en reconnaissant que les autorités municipales new-yorkaises ne disposent pas du pouvoir juridique indépendant nécessaire pour l’exécuter.
Dans des déclarations rapportées mardi, Mamdani a de nouveau qualifié Netanyahu de « criminel de guerre » et a estimé que celui-ci devait répondre des accusations portées contre lui devant la CPI. En novembre 2024, la Cour pénale internationale avait délivré des mandats d’arrêt contre Netanyahu et l’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant pour des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité liées à la guerre dans la bande de Ghaza. De son côté, Netanyahu a vivement attaqué le maire de New York, l’accusant notamment de soutenir la résistance palestinienne et d’encourager des actes hostiles contre les Juifs de la ville. « Je viens à l’ONU. Je dirai la vérité sur nos soldats et je dirai la vérité sur vous », a-t-il déclaré dans un message vidéo avant son départ. Malgré les tensions, Mamdani a lui-même reconnu que la ville ne disposait pas de compétence juridique autonome pour appliquer le mandat de la CPI.
Cette précision intervient après ses déclarations de campagne dans lesquelles il avait promis de chercher à faire arrêter Netanyahu s’il se rendait à New York. Le déplacement de Netanyahu devrait ainsi se limiter à son intervention devant l’Assemblée générale de l’ONU, dans un dispositif sécuritaire renforcé. Les autorités américaines, notamment les services fédéraux, participent aux préparatifs de sa protection durant son passage à New York.
M. Seghilani















































