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OBJECTIF « FAIRE TAIRE LES ARMES » EN AFRIQUE  : Un consensus dégagé à Alger 

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Les travaux de la 10e édition du « Mois d’amnistie en Afrique 2026 » ont pris fin lundi soir à Alger par l’adoption d’un ensemble de recommandations visant à renforcer le contrôle de la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC), à intensifier les opérations de déminage et à empêcher l’accès aux armes des groupes terroristes et criminels.

Les travaux de cette rencontre, placée sous le thème « Promouvoir l’initiative (Faire taire les armes) et renforcer la paix durable grâce au partage d’expériences en matière de contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC) et d’actions de déminage », ont abouti à un consensus autour de plusieurs recommandations destinées à renforcer l’action sur le terrain. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité d’intensifier les campagnes de sensibilisation dans l’ensemble des États membres de l’UA concernant les risques liés à la prolifération des armes et à la présence des mines issues de la période coloniale, au regard de leur impact sur la sécurité des populations et la stabilité des États. L’accent a également été mis sur la nécessité de donner un caractère concret aux décisions de l’organisation continentale, en passant des cadres théoriques aux résultats effectifs. Cela passe notamment par le renforcement des mesures visant à empêcher l’accès aux armes par les groupes terroristes et criminels, ainsi que par un contrôle accru de la fabrication des armes, des dispositifs sensibles et des explosifs.

Les recommandations adoptées appellent, par ailleurs, à une implication accrue de la société civile, de la jeunesse, des femmes, des élites intellectuelles et des médias dans la promotion des valeurs de réconciliation et du vivre-ensemble en paix. Cette mobilisation devra également contribuer à la mise en œuvre des stratégies continentales visant à faire taire les armes à l’horizon 2030, ainsi qu’aux opérations de déminage et au programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR). Également, les participants ont appelé les États membres à adopter des législations contraignantes afin d’empêcher que les armes et les équipements sensibles ne tombent entre les mains des groupes terroristes et criminels, dont les méthodes et les moyens d’action connaissent une évolution constante.

L’expérience algérienne au service de l’action africaine

Dans son allocution de clôture, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaïb, a relevé deux particularités majeures de cette édition. La première tient à la tenue de cette rencontre pour la première fois en Afrique du Nord, une initiative qui traduit, selon lui, l’attachement de l’Algérie à poursuivre sa contribution aux efforts du continent en faveur de la consolidation de la paix et de la sécurité. 

Cette dynamique implique, a-t-il souligné, de renforcer les mécanismes et les organes compétents de l’UA en matière de règlement des différends et des conflits, à travers une approche globale et proactive fondée sur le principe des « solutions africaines aux problèmes africains », tout en s’attaquant aux causes profondes des crises et en recherchant des réponses concrètes à la prolifération illicite des armes à feu. La seconde particularité concerne l’attention accordée au déminage, notamment aux mines antipersonnel, aux restes explosifs de guerre et aux résidus de la colonisation. Ces engins continuent de représenter une menace pour les populations civiles dans plusieurs régions du continent, tout en entravant la reprise socioéconomique et l’accès à certaines zones productives et fertiles.

La tenue de cette réunion à Alger constitue également, selon le responsable, une reconnaissance de l’expérience pionnière de l’Algérie dans le domaine de l’enlèvement des mines coloniales, ainsi que dans la lutte contre la criminalité organisée et les actes terroristes. Loin d’être un simple événement symbolique, cette rencontre représente une véritable opportunité d’échanger les points de vue sur les moyens de faire avancer l’agenda continental de paix et de sécurité, en harmonie avec les décisions de l’UA et son Acte constitutif. Dans une conjoncture qualifiée de sensible et extrêmement délicate, au regard des défis auxquels le continent est confronté, l’accent a été mis sur la nécessité d’accélérer l’activation des mécanismes africains de prévention et de règlement des conflits. L’objectif est également de consacrer davantage les solutions africaines et de répondre aux aspirations des peuples du continent à voir l’UA jouer un rôle de premier plan dans l’instauration de la paix et de la sécurité.

Sarah O.

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