L’Afrique du Sud a réaffirmé son soutien indéfectible au peuple sahraoui et à son droit inaliénable à l’autodétermination, lors d’un événement organisé en marge de la 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à Genève.
Intervenant au nom de son pays, l’ambassadeur sud-africain Zaheer Laher a appelé la communauté internationale à intensifier ses efforts pour assurer la protection des droits humains dans les territoires sahraouis occupés, mettre fin à l’impunité des auteurs d’exactions et garantir au peuple sahraoui l’exercice effectif de son droit à l’autodétermination. Le diplomate a fait part de la profonde préoccupation de l’Afrique du Sud face à la persistance des violations des droits humains dans le territoire, citant notamment les détentions arbitraires, le recours à la torture ainsi que le déni des garanties d’un procès équitable aux défenseurs des droits humains, aux journalistes, aux avocats et aux jeunes militants sahraouis. À cette occasion, Zaheer Laher a également rendu hommage à la mémoire et au combat des étudiants sahraouis, établissant un parallèle avec le soulèvement historique de Soweto, en 1976, contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Il a souligné, dans ce contexte, le devoir moral de son pays de dénoncer la criminalisation des revendications fondamentales des peuples et la répression de leur aspiration à la liberté.
L’ONU interpellée sur la situation des droits humains
Dénonçant une politique de « deux poids, deux mesures » au sein des instances internationales, l’ambassadeur sud-africain a vivement critiqué l’inaction du Conseil des droits de l’homme ainsi que l’absence d’un mandat spécifique de surveillance des droits humains au sein de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Selon lui, cette exception contribue à entretenir un climat d’impunité et favorise la persistance des violations des droits humains. Il a estimé que ces atteintes constituent le symptôme direct de la poursuite de l’occupation et du déni du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. L’Afrique du Sud a, par ailleurs, appelé le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme à mobiliser tous les moyens nécessaires afin d’accéder au territoire sahraoui occupé et d’y évaluer directement la situation des droits humains. À défaut, Pretoria a exhorté le Haut-Commissariat à publier un rapport documenté sur les violations et la situation prévalant sur le terrain. Enfin, l’ambassadeur Zaheer Laher a réaffirmé que le droit à l’autodétermination, consacré par le droit international, ne saurait être remis en cause ou altéré par l’imposition de solutions aux peuples concernés. Il a appelé, à ce titre, à l’organisation d’un référendum libre et régulier permettant au peuple sahraoui de décider souverainement de son propre avenir.
M. Seghilani










































