Les opérations d’importation des entreprises et des compagnies publiques seront effectuées par le port de Mostaganem qui leur a été exclusivement dédié dans le cadre de la réorganisation et la spécialisation des ports décidée par le président Abdelmadjid Tebboune lors d’une réunion consacrée, ce mercredi, au secteur de l’investissement et à l’activation du guichet unique.
Il s’agit de mieux répartir les flux et de renforcer l’efficacité de la chaîne logistique. L’économie portuaire et la logistique maritime sont ainsi appelées à appuyer plus fortement le processus de développement du pays. Le communiqué de la présidence de la République qui a donné l’information a spécifié que ce sont les opérations d’importation qui sont concernées par cette décision. Il y a quelques mois, un laboratoire mobile équipé des dernières technologies a été fourni au port de Mostaganem pour renforcer le contrôle analytique des importations et réduire les délais de traitement, conformément aux directives du président Tebboune. De toute évidence, le but est d’accélérer le traitement des marchandises destinées à la satisfaction des besoins de la population et dont l’importation a été confiée à des entreprises publiques mais aussi tout ce qui est destiné au fonctionnement de l’économie et particulièrement dans le secteur public. De nombreux projets en cours exigent pour leur réalisation des équipements, ou simplement des pièces ou des matières premières, importés de l’étranger. Le respect strict des échéances fixées aux projets publics exclut tout retard de livraison; des mesures exceptionnelles ont parfois été prises pour que les équipements importés arrivent à temps. On sait que le président de la République avait donné, bien auparavant des instructions visant à adopter une nouvelle stratégie de développement et de gestion des ports, qui se concrétise sur le terrain par la mobilisation de l’ensemble des intervenants dans l’enceinte portuaire pour l’atteinte des objectifs fixés préalablement, entre autres, la gestion optimale de l’espace portuaire, le respect des délais de déchargement et la réduction des délais d’attente des bateaux en rade, entre autres, tout en favorisant l’intégration de solutions numériques modernes. Dans le même sens, il avait été envisagé la mise en place d’une autorité portuaire nationale, chargée d’assurer les missions de service public de développement, d’entretien, de gestion, de préservation et de conservation du domaine public portuaire.
La création de l’Autorité portuaire, destinée à s’adapter aux modes de gestion modernes au niveau des ports, fait partie des instructions données par le président Abdelmadjid Tebboune. Dans cette démarche, la priorité est accordée à l’aspect économique qui impose l’élimination des obstacles et des dysfonctionnements issus du mode de gestion actuel, dans le but d’une organisation optimale du flux des marchandises, du renforcement des échanges commerciaux et de l’amélioration de la situation des ports nationaux conformément aux normes internationales.
Cela passe par une stratégie qui consiste en la modernisation des infrastructures portuaires de base actuelles, à travers le réaménagement et l’entretien des quais, l’acquisition de matériels et d’équipements modernes en vue d’augmenter le rendement des ports et de réduire la durée de séjour des navires. Pour rappel, la situation des navires céréaliers qui étaient à une certaine période en escale dans plusieurs ports du pays avait été examinée en réunion de coordination par les entreprises concernées, pour situer les principales contraintes organisationnelles et opérationnelles à l’origine des retards enregistrés. Il en avait été conclu que la fluidité globale du dispositif concernant les navires céréaliers exige une meilleure synchronisation des actions des divers intervenants dans ce domaine pour renforcer l’efficacité des chaînes logistiques portuaires et assurer une meilleure fluidité dans le traitement des navires transportant des céréales.
M’hamed Rebah















































