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INSTRUMENT DU SIONISME AU MOYEN ORIENT ET EN AFRIQUE : Le rôle malveillant des Émirats

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Le rôle négatif et nuisible des Émirats arabes unis dans leur politique extérieure est évident dans les crises et conflits enregistrés au Moyen- Orient et en Afrique. C’est le cas de la crise au Soudan marquée, notamment, par les violations des droits humains contre les civils, commises par les Forces de soutien rapide (FSR), qui reçoivent un soutien financier, militaire et logistique continu de la part des Émirats arabes unis. 

C’est ce que dénonce la « Société allemande pour les peuples menacés » qui a organisé, ce jeudi un rassemblement et une marche à Washingtonplatz à Berlin, sous le slogan « Soudan : Non aux accords avec les commanditaires de guerre », pour condamner le soutien financier et militaire des Émirats aux FSR. L’ONG allemande a déclaré, dans un communiqué, que les Emirats apportaient un soutien financier et militaire à ces forces, leur permettant de poursuivre le conflit en perpétrant des violences extrêmes contre la société civile au Soudan, a rapporté le quotidien allemand Die Welt. Pour sa part, Human Rights Watch (HRW) a fait savoir que le groupe Global Security Services, basé à Abou Dhabi, a recruté des centaines de mercenaires colombiens depuis 2024, déployés au Soudan aux côtés des FSR, alors que des violations massives des droits humains sont signalées. L’Organisation a également appelé les États membres de l’UE à enquêter sur le rôle de cette entreprise et son PDG, soulignant la nécessité d’un embargo européen sur les armes à destination des Émirats. De son côté, le Financial Times a publié une lettre d’Amjed Farid al-Tayeb, conseiller politique du Conseil de souveraineté de transition soudanais, affirmant que les Émirats ont mis en place une structure commerciale facilitant la contrebande et le blanchiment des profits de l’or soudanais, et que les revenus générés par ces réseaux peuvent servir à financer la poursuite du conflit par les FSR.  Les observateurs ont noté que les Emirats arabes unis agissent en auxiliaires de l’entité sioniste, particulièrement en Afrique, en utilisant comme paravent de prétendus investissements dans le développement en jetant leur dévolu sur les secteurs stratégiques, comme les ports, les terres agricoles, les activités minières et énergétiques. Objectif : asseoir leur présence et accroître leur influence comme instrument de projection géopolitique. Des médias rapportent les données de fDi Markets citées par le quotidien britannique Financial Times : les Émirats ont annoncé depuis 2017 plus de 168 milliards de dollars d’investissements en Afrique, un montant spectaculaire qui contraste toutefois avec la réalité, une part importante de ces annonces n’ayant jamais abouti. Les connaisseurs du dossier émirati font remarquer que l’un des secteurs les plus révélateurs de cette stratégie est celui de l’or : Dubaï s’est imposée comme une plaque tournante majeure du commerce de l’or africain, alors que des organisations spécialisées alertent depuis plusieurs années sur l’importance des flux non déclarés en provenance du continent. Ils citent les estimations de Swissaid, selon lesquelles près de 30 milliards de dollars d’or africain seraient exportés chaque année vers Dubaï sans déclaration, privant les États africains de recettes fiscales considérables et d’un contrôle effectif sur leurs propres ressources. Pire : au Soudan, ravagé par la guerre depuis avril 2023, les Émirats arabes unis ont fait de l’or soudanais un véritable levier d’influence et une source de financement indirecte du conflit. 

M. R.

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