Les dirigeants des BRICS ont réaffirmé leur opposition ferme à tout déplacement forcé, temporaire ou permanent, des Palestiniens des territoires palestiniens occupés, rejetant également toute modification géographique ou démographique dans la bande de Ghaza.
Ils ont appelé l’ensemble des parties à préserver le cessez-le-feu et à garantir l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire. Dans leur déclaration finale, adoptée samedi à l’issue du 18e sommet des dirigeants des BRICS, tenu à New Delhi, les pays membres ont clairement exprimé leur « opposition ferme » à tout déplacement forcé des Palestiniens, quelles qu’en soient les raisons. Le document, placé sous le thème « Construire pour la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité », insiste notamment sur le rejet de toute transformation géographique ou démographique des territoires de la bande de Ghaza. Les dirigeants du groupe ont, par ailleurs, appelé toutes les parties à veiller au maintien du cessez-le-feu dans la bande de Ghaza et à permettre l’acheminement « complet et sans entrave » de l’aide humanitaire à la population palestinienne. Ils ont également souligné la nécessité de respecter les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives à la situation dans le territoire palestinien.
Rejet des plans sionistes
La déclaration fait état de la préoccupation des BRICS face à la poursuite des violences dans la région, malgré le cessez-le-feu conclu en octobre dernier. Le groupe a ainsi appelé à mettre fin à toute politique visant à déplacer de force les Palestiniens de la bande de Ghaza. Les dirigeants ont également mis en garde contre toute initiative ou tout arrangement susceptible de porter atteinte aux droits inaliénables du peuple palestinien, de contribuer à légitimer l’occupation ou d’en prolonger la durée. Sur le plan diplomatique, les BRICS ont réaffirmé leur soutien à l’accession de l’État de Palestine au statut de membre à part entière de l’Organisation des Nations unies, appelant à un règlement « urgent et durable » de la question palestinienne. La déclaration s’est également penchée sur la situation en Cisjordanie occupée, notamment sur les agissements des colons sionistes qui s’emparent de terres palestiniennes. Les pays membres ont exprimé leur rejet des actes contraires au droit international commis dans les territoires palestiniens occupés et dans la bande de Ghaza. Enfin, le groupe s’est opposé à toute mesure unilatérale visant à modifier le statut juridique et historique d’El-Qods. Les BRICS ont appelé au respect du caractère sacré des sites religieux et des lieux saints de la ville, ainsi qu’à la garantie d’un accès libre et sans entrave à ces sites pour tous les fidèles, afin qu’ils puissent y accomplir leurs rites religieux.
M. Seghilani












































