Il s’agit du quatrième pétrolier de la flotte fantôme, utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole, à être intercepté en mer par la France, depuis le Boracay en septembre 2025.
La Marine française a arraisonné dimanche matin en haute mer dans l’Atlantique un pétrolier « sous sanctions internationales en provenance de Russie », a annoncé hier, le président français Emmanuel Macron sur X. L’intervention s’est effectuée « avec le soutien de plusieurs partenaires dont le Royaume-Uni », a ajouté M. Macron. « Notre détermination est constante et totale ». En janvier et mars derniers, la Marine française avait arraisonné en haute mer un pétrolier de la « flotte fantôme » russe. L’arraisonnement de ce pétrolier, dénommé le Tagor, s’est produit à plus de 400 milles nautiques (740 km, ndlr) à l’ouest de la Bretagne, a précisé la préfecture maritime de l’Atlantique.
Suite à cet incident, Moscou a dénoncé la saisie du pétrolier Tagor par la France comme « illégale » et à la limite de la piraterie, a déclaré hier, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Les autorités françaises ont annoncé que leurs militaires avaient arraisonné lundi le pétrolier Tagor dans l’océan Atlantique, alléguant que le navire naviguait sous un faux pavillon en provenance de Mourmansk, en Russie. L’ambassade de Russie à Paris a indiqué avoir officiellement demandé aux autorités françaises des informations concernant la présence éventuelle de ressortissants russes à bord du pétrolier arraisonné, mais n’avait pas encore reçu de réponse du ministère français des Affaires étrangères. Selon des informations préliminaires, le capitaine du pétrolier saisi par la Marine française est un citoyen russe. « Nous considérons de telles actions comme illégales ; elles frôlent la piraterie internationale. Nous rejetons absolument l’affirmation selon laquelle elles sont menées en parfaite conformité avec le droit international », a affirmé M. Peskov. La Russie continuera de prendre des mesures pour garantir la sécurité du fret maritime à la lumière de ce précédent négatif, a-t-il souligné.
R. I.















































