José Gonzalez

UN NOSTALGIQUE DES ASSASSINS DE L’OAS  AU PERCHOIR DE L’ASSEMBLÉE FRANÇAISE : Le député José Gonzalez provoque l’Algérie

Si pour le parti français d’extrême droite, le Rassemblement national, la présence de José Gonzalez au perchoir de l’Assemblée française qui a entamé, hier, sa XVIème législature a été « un moment d’émotion », pour Sabrina Sabaihi, députée EELV dans les Hauts-de-Seine, est un «jour de honte » écrit-elle en lettres capitales dans un tweet.  Une indignation qui s’est manifestée notamment chez de nombreux parlementaires, dont ceux des Nupes et de la France insoumise, en réaction aux propos tenus par, le doyen de la nouvelle assemblée française, José Gonzalez du parti de Marine Le Pen. Et pour cause, il a ouvert la première séance de cette nouvelle mandature par une provocation de l’Algérie, évoquant notamment sa  nostalgie de « l’Algérie française ». Agé de 79 ans ce député, qui représente le courant en France hostile à l’Algérie souveraine et indépendante et à partir du perchoir de l’institution française a déclaré « j’ai laissé là-bas une partie de ma France et beaucoup d’amis », lors de son allocution, plusieurs fois interrompue par les applaudissements dont ceux de son groupe parlementaire RN, que préside Marine Le Pen à l’assemblée parlementaire française. La deuxième personnalité du parti écologiste EELV, Sandra Regol réagissant dans un Tweet écrit «  je suis abasourdie. Quelle déchéance » précise la députée de la 1ère circonscription du Bas-Rhin, et de son côté le député du Nupes des Yvellines Benjamin Lucas, tacle « On peut respecter l’institution sans applaudir la fin de l’intervention d’un représentant de l’extrême droite, héritière de tous les combats contre la République et ses valeurs. J’ai mal à la République » et sa collègue écologiste de la Dröme de mentionner « Angoisse » à l’assemblée française. Sabrina Sabaihi, la députée EELV des Hauts-de-Seine s’alarme contre une « telle banalisation » et décrit le député Gonzales comme un « nostalgique des assassins de l’OAS » et d’affirmer que ses propos ont été « une insulte à notre histoire et à nos parents ». Aussi en réaction à ce qui a révélé encore une fois au grand jour non seulement la persistance de la pensée nostalgique de la France coloniale sur la scène et aux seins d’ institutions françaises, mais aussi le non règlement de bon nombre de questions franco-françaises qu’a engendré la chute de l’Empire colonial français, notamment par la Révolution algérienne. Thomas Portes, député insoumis qui dans sa réaction a également regretté les applaudissements après le discours du député nostalgique de la France coloniale civilisatrice, par ses crimes odieux, en Algérie, Indochine etc a posté sur son compte « Horreur et dégoût » aux propos du doyen des députés de Marine Le Pen, sur sa nostalgie de «  l’Algérie française », lequel a été délégué du Front national de Jean-Marie Le Pen, puis du RN de Marine Le Pen dans la circonscription précitée, depuis près de quarante ans.
Karima B.