En Algérie aujourd’hui, tous les rendez-vous officiels fixés à ce jeudi 2 juillet 2026 pourraient faire l’objet d’un report, sauf un de particulier. Il s’agit, comme pouvait aisément le deviner tout un chacun, des élections législatives qui représentent un grand jour dans la vie de la Nation. Ainsi, trois mois après avoir été convoqués par le président de la République, comme le lui confère la Constitution, pour qu’ils répondent présents à l’appel du devoir, les quelque 24 millions d’électeurs algériens en capacité de voter braquent le regard vers les urnes. Le jour « J » c’est aujourd’hui. Chaque électeur dispose du droit absolu de choisir les candidats qui le représenteront à la prochaine législature, la 10e qui élira domicile à l’hémicycle Zighoud Youcef pour les cinq prochaines années. Il n’y a rien d’extraordinaire jusque-là pour un pays qui a les moyens et l’expérience requis pour organiser, avec succès, des joutes électorales. Même au plus fort des crises que notre pays a eu à traverser par le passé, comme durant le début de la décennie noire des années 90 ou encore en 2019. L’Algérie, malgré les difficultés d’ordre sécuritaire, politique et institutionnel qu’elle a endurées par le fait de forces occultes et malveillantes qui agissaient alors pour la déstabiliser jusque dans ses fondements, a su retrouver la voie du salut… à savoir, la voie de la Constitution qui a évité au pays les dédales et les dangers des périodes de transition et l’a mis à l’abri des promoteurs d’agendas extérieurs dont les desseins aujourd’hui sont démasqués. Preuve s’il en faut, les législatives 2026 ont la particularité d’avoir fait adhérer toutes les sensibilités politiques du pays. Même les partis les plus aigris sur la scène nationale ont fini par revenir à de meilleurs sentiments pour épouser la voie constitutionnelle alors qu’ils étaient, dans un passé récent, des adeptes de plans étrangers au pays. Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui par rapport à la précédente législative qui s’est déroulée en 2021 ? Le peuple algérien a davantage gagné en maturité politique. En responsabilité politique aussi. Le citoyen prend conscience et mesure la responsabilité individuelle et collective de l’acte de voter pour des personnes, certes, mais aussi et surtout pour mettre en place une institution législative aussi importante qu’est l’Assemblée populaire nationale. Ceci dans une certaine mesure. Sur d’autres plans, le défi aujourd’hui n’est pas seulement national. Voter en tant que citoyen à l’édification des institutions élues participe dans l’ensemble à faire face aux défis extérieurs qui exigent, de tout un chacun, d’être conscient. Alors, tous aux urnes !
Farid Guellil






































