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TEBBOUNE OPÈRE UN PROFOND MOUVEMENT DANS LE CORPS DES PRÉSIDENTS ET PROCUREURS GÉNÉRAUX DANS 43 COURS DE JUSTICE : Coup de pied dans la fourmilière

Autant dire, le président Tebboune a secoué le cocotier pour faire émerger de nouvelles têtes, plus « clean », dans l’édifice de la justice. C’est dire aussi l’important objectif visé par le chef de l’État qui donne le ton à une rénovation à la base de ce secteur axial dans l’État de droit.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a procédé, jeudi, à un vaste mouvement dans le corps des présidents et procureurs généraux près les cours de justice. Un changement large qui touche 43 instances judiciaires sur les 48 existantes dans chaque wilaya. Ce mouvement comprend des nominations, des transferts et mutations, ainsi que des révocations de présidents et procureurs généraux.
Autant dire, Tebboune a secoué le cocotier pour faire émerger de nouvelles têtes, plus « clean », dans l’édifice de la justice. C’est dire aussi l’important objectif visé par le chef de l’État qui, à travers ce profond chamboulement dans l’appareil judiciaire, le premier du genre et de cette envergure, faut-il le souligner, donne le ton à une rénovation à la base de ce secteur axial dans l’État de droit. Et de-là, en finir avec une justice « à deux vitesses » héritée d’un ancien régime dont les tenants étaient longtemps imbibés des pratiques de corruption et de bureaucratie et érigées en règles de gestion des affaires des cours du justice.
Ainsi, selon un communiqué de la présidence de la République, le mouvement dans le corps des présidents de cours de justice, a porté sur la nomination de 17 présidents, le transfert de 18 autres et des fins de fonctions pour 17 autres. Pour les procureurs généraux, le communiqué fait état de la nomination de 18 procureurs généraux, le transfert de 17 autres, et des fins de fonctions pour 19. Il a été également mis fin aux fonctions de Mohamed Taleb en sa qualité de commissaire d’état près le tribunal administratif de Ghardaïa, appelé à occuper une autre fonction. « Plusieurs normes ont été prises en ligne de compte dans ce mouvement en vue de donner un nouveau souffle à l’action judiciaire, améliorer le service public de la justice, et la reconsidération des fonctions qualitatives dans le corps de la justice », a indiqué le communiqué.
Avec ce changement opéré en profondeur et touchant des présidents et procureurs généraux, le chef de l’État cherche à mettre les hommes qu’il faut pour la situation en présence dans les cours de justice.
Farid Guellil