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Talaiou El-Houriyet : Benflis à l’heure des congrès régionaux

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Après avoir tenu les trois congrès régionaux, d’Oran, de Béchar et celui de Constantine, le fondateur du parti Talaiou El-Houriyet (TEH), entame sa dernière étape du planning des congrès régionaux, avant la tenue, les 13 et 14 juin prochains, du congrès constitutif de son parti. L’ex-chef du gouvernement sera à Ouargla, le 28 mai prochain, pour le congrès de la région sud-est et, samedi, à Blida, pour le congrès de la région centre du pays, le dernier au programme.
En s’adressant aux participants au congrès régional d’Oran de Talaiou El-Houriyet, Ali Benflis a souligné que «le contexte difficile» dans lequel son parti «est destiné à voir le jour», contexte, qui, selon l’intervenant, «révèle un État national affaibli, une nation menacée par la discorde et la division et une société dévitalisée», a-t-il précisé. À partir de Constantine, où il a animé le congrès de la région est du pays, l’ex-chef du gouvernement dira que la situation du pays «est tragique», affirmant que «notre pays est désormais à la confluence de trois impasses» lesquelles, selon lui, sont «d’une exceptionnelle gravité». Il s’agit, pour l’ex-candidat à la dernière Présidentielle, d’impasses de nature, politique, économique et sociale, précisant que «nul de peut prédire avec certitude sur quoi est-elle destinée à déboucher, ni la facture déjà bien lourde», à propos de l’impasse politique. Celle de nature économique qui est «visible, mesurable et avérée», selon Ali Benflis, au regard de l’ampleur de l’impasse de la vie économique du pays, qui «n’a d’égal que son état de totale impréparation». Cette impréparation, selon l’ex-chef du gouvernement, s’illustre par l’incapacité manifeste «ni à faire face aux retombées périlleuses de la crise énergétique mondiale actuelle» et aussi, a-t-il ajouté, d’incapacité à en amortir les chocs dans les conditions les moins pénalisantes pour le développement économique et social du pays», a-t-il souligné.
Quant à l’impasse de nature sociale révélée par «les politiques publiques réduites à l’achat de la paix sociale au moyen desquelles le régime politique pensait pouvoir acheter sa seule survie», selon Ali Benflis, «n’auront au bout du compte servi à rien», vu qu’actuellement, indique Benflis, c’est «en dizaine de milliers que l’on recense les troubles sociaux annuellement», a-t-il précisé. Et c’est à partir de Béchar, ville choisie pour abriter le congrès de la région sud-ouest du pays, après celui tenu à Oran et précédant celui de Constantine, qu’Ali Benflis a évoqué les conséquences de ce qu’il qualifie «de mauvaises politiques» lesquelles «n’ont pas épargné le pays», précise-t-il. Il a invité les participants au congrès régional de Béchar à «ne pas chercher ailleurs» l’explication «au malheureux état dans lequel se trouve notre pays», a-t-il lancé à l’assistance. Il se contentera de citer à ce propos un seul exemple des ravages dont les mauvaises politiques sont à l’origine. «Cet exemple se trouve ici dans cet environnement qui nous rassemble aujourd’hui (jour de la tenue du congrès de région sud-ouest du pays, ndlr)» avant de préciser, en déclarant «je veux parler des mauvaises politiques dont a été victime le Grand-Sud de notre pays, et de leurs conséquences qu’il continue à subir». Le fondateur de Talaiou El-Houriyet, parti en voie de constitution, inscrit son action politique, en réponse à une attente de celles et ceux qui se sont reconnus dans son projet politique, lors de sa campagne électorale de la dernière Présidentielle, peaufiné, depuis, pour qu’il soit le projet politique porté par les femmes et les hommes de Talaiou-El-Houriyet. Et c’est à partir de Constantine qu’Ali Benflis s’est étalé sur la teneur des axes principaux de la solution de sortie de crise du pays, explicité, lors des trois congrès régionaux précités, avant les deux derniers qu’il lui reste à animer, il sera à Ouargla, ce jeudi, puis à Blida, samedi prochain, avant le grand rendez-vous des 13 et 14 juin prochains, date de la tenue du congrès constitutif du parti d’Ali Benflis. Pour venir à bout de la situation de crise dans le pays, caractérisé, selon l’ex-chef du gouvernement, par les trois impasses précités, Benflis, appelle à la formation d’un « gouvernement d’union nationale » qui sera en charge « d’aider au bon déroulement de la transition démocratique et de convenir des solutions à apporter aux autres grandes problématiques politiques, économiques et sociales nécessitant un consensus ou un accord national le plus large » a-t-il préconisé , samed,i à partir de la ville des ponts suspendus. Aussi il propose la tenue d’une conférence nationale « sur la transition démocratique» dont les participants «conviendront et décideront de ses objectifs, son contenus et instruments» a-t-il indiqué.
Autre volet abordé par l »ex-candidat à la dernière présidentielle et que sa teneur converge avec ce que l’ex-chef du gouvernement, Mouloud Hamrouche a développé, lors de ses sorties politico-médiatiques, l’année dernière, a trait au rôle de l’Armée nationale populaire (ANP). Pour Ali Benflis, l’institution militaire « aura, en plus de ses missions constitutionnelles traditionnelles à partager le devoir national collectif que constitue le bon déroulement de la transition démocratique ». Afin de préparer «l’aménagement de la transition démocratique», le rédacteur du livre blanc sur la fraude électorale, préconise un plan d’action basé « sur la tenue d’élections inattaquables et irrécusables» a souligné l’ex-chef du gouvernement Ali Benflis.
Karima Bennour

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