SOKON ALGÉRIE : 60 000 véhicules sortent par an de l’usine de Batna

0

Le projet industriel de Sokon Algérie, spécialisé dans la fabrication de bus et de camions dans la wilaya de Batna, entre dans une phase décisive, à l’approche de la mise en service de sa première ligne de production, prévue pour janvier 2027. D’une capacité globale annoncée de 60 000 véhicules par an, le complexe représente un investissement de 9,8 milliards de dinars et ambitionne de contribuer au développement de l’industrie mécanique nationale.   Le dossier a été au centre d’une rencontre tenue dimanche 18 octobre au siège du ministère de l’Industrie, entre le ministre Farid Kourtel et des représentants de l’entreprise, consacrée à l’évaluation de l’avancement du projet et aux préparatifs nécessaires à la mise en service des unités de production.  Cette réunion intervient au lendemain d’une visite de terrain effectuée par le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, accompagné du wali de Batna, Riadh Ben Ahmed, sur le site industriel implanté dans la zone d’activités de Zana El Beïda.
 
Trois lignes de production et une marque locale en préparation
S’étendant sur une superficie de 13,6 hectares, le complexe comprend trois unités industrielles, avec trois lignes de production destinées aux bus et aux camions de la marque chinoise SOKON. Le site dispose également d’installations dédiées au soudage des structures des véhicules, à la peinture, ainsi que d’espaces logistiques et de stockage des produits finis.  Selon les informations communiquées lors de la visite de l’AAPI, la première ligne de production de camions est prête à 100 %, tandis que les deux autres lignes affichent un taux d’avancement de 55 %. La capacité annuelle globale annoncée pour les trois lignes atteint 60 000 véhicules, toutes catégories confondues. Le projet prévoit, en parallèle, le développement de HANOU, une marque locale conçue en partenariat avec le partenaire chinois. Cette perspective s’inscrit dans la volonté de développer une activité industrielle qui ne se limite pas à l’assemblage, mais qui repose progressivement sur la production locale et le transfert de technologie.  Sur le plan de l’emploi, 450 travailleurs ont été recrutés et formés en coordination avec le secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels. Les annonces relatives au projet font état de la création, à terme, de 1 800 emplois directs et de 4 200 emplois indirects. Lors de sa rencontre avec les représentants de l’entreprise, le ministre de l’Industrie a insisté sur le respect des délais fixés et sur la nécessité de développer une activité industrielle effective et durable. Il a également souligné l’importance d’augmenter le taux d’intégration locale, notamment par la constitution d’un réseau de sous-traitance et l’association des entreprises nationales à la fabrication de composants et de pièces de rechange. L’objectif est de renforcer la valeur ajoutée nationale, de soutenir le tissu industriel et de favoriser la création d’emplois durables autour de cette activité. La concrétisation de ces ambitions dépendra notamment de la montée en cadence de la production, du développement des fournisseurs locaux et de la capacité du complexe à inscrire son activité dans une chaîne industrielle nationale.
Ania N.