« TOP 1000 SCHOLARS » : 10 chercheurs algériens en géosciences distingués

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La présence de dix chercheurs algériens dans le classement mondial Top 1000 Scholars, consacré aux études géologiques et géophysiques sur la période 2021-2025, témoigne du savoir-faire scientifique national dans un domaine où les compétences algériennes se sont construites au fil de plusieurs décennies de formation universitaire, de recherche et d’expérience professionnelle.

Selon le site Scholarly Index, qui établit des classements de chercheurs par spécialité scientifique, dix universitaires et chercheurs algériens figurent dans cette liste, issus de plusieurs établissements d’enseignement supérieur et de recherche du pays.  Il s’agit de Rihab Hadji, de l’université Sétif 1, de Madani Benyoussef, de l’université de Mascara, de Mohamed Nadjir Naïmi, de l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB), d’Amine Cherif, de l’université de Ouargla, et d’Imad Bouchamla, de l’université de Tizi Ouzou. La liste comprend également Cheikh Younes Mahboubi, de l’université d’Oran 2, ainsi qu’Issam Abacha, Abdelkrim Yelles Chaouche et Saïd Maouche, du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG), et Tayeb Hassan, de l’université Constantine 1. Au-delà de cette reconnaissance, ce classement met en lumière un capital scientifique qui ne s’est pas constitué en quelques années. Il est aussi le fruit de décennies de formation de spécialistes, de transmission des connaissances et de développement de compétences dans les sciences de la Terre. Les universités algériennes, notamment l’USTHB, ont contribué à former des générations de cadres et de chercheurs dans ces disciplines, dont les compétences se sont également illustrées dans le secteur des hydrocarbures.  Les métiers liés à la géologie et à la géophysique occupent, en effet, une place importante dans l’exploration et la connaissance du sous-sol, notamment dans un pays où les ressources naturelles constituent un enjeu stratégique. Depuis des décennies, Sonatrach s’appuie sur des compétences nationales dans ces domaines, portées par des générations de cadres formés dans les universités algériennes et aguerris aux exigences de l’exploration et des activités pétrolières et gazières.  Cette continuité entre formation universitaire, recherche scientifique et expérience de terrain constitue l’un des ressorts du développement de l’expertise nationale.
La présence de chercheurs algériens dans un classement international consacré aux géosciences s’inscrit ainsi dans une dynamique de long terme, nourrie par les acquis de la formation et les efforts de recherche menés au sein des universités et des centres spécialisés.  Les travaux en géologie et en géophysique contribuent à approfondir la compréhension des phénomènes géologiques et des ressources naturelles. La reconnaissance de ces dix chercheurs rappelle, à ce titre, le rôle des institutions universitaires et scientifiques dans la formation et le renouvellement des compétences algériennes dans des disciplines essentielles à la connaissance du territoire et de son sous-sol.
Ania N.