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SANS L’OMBRE D’UN DOUTE : L’Algérie n’interviendra pas militairement au Sahel  

Dans sa première rencontre avec la presse nationale de l’année en cours, le  président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a abordé les principales questions internationales d’actualité.

Ainsi, il a tordu le cou aux rumeurs et allégations mensongères en affirmant  que l’Algérie n’allait pas envoyer ses troupes au Sahel et qu’elle n’était pas disposée à envoyer ses enfants à l’étranger pour se sacrifier pour les autres.
« L’Algérie est une véritable force de frappe en Afrique. Notre armée est forte et nous avons réussi à préserver notre prolongement en Afrique et ailleurs. Il n’est pas question d’envoyer les enfants du peuple pour se sacrifier pour autrui. Cette décision sera prise en cas de besoin de dissuasion », a souligné le président Tebboune. Sur les relations entre Alger et Paris il a déclaré que « la France connait très bien la forte influence de l’Algérie en Afrique », relevant que la « doctrine de l’Algérie repose sur le travail pour asseoir la démocratie et aider à l’édification des États ». Il a souligné que   « la présence naturelle de l’Algérie est en Afrique, mais cela ne veut pas dire que nous allons nous isoler de l’Occident. Nous sommes une puissance régionale reconnue et un des partenaires dans la résolution des crises en Libye, au Mali et ailleurs ».
Le Président a souligné également que  « l’Algérie n’a  jamais usé de son influence en Afrique, ni sur le plan économique ni sur le plan politique ». Il a affirmé, par ailleurs, que l’Algérie « se rétablit aujourd’hui à l’intérieur et à l’extérieur, sa voix est entendue et elle reprend ses forces avec le respect dû aux autres sans toutefois céder, ne serait-ce qu’un iota de ses prérogatives ou de sa souveraineté ».

« On n’abandonnera pas  la question du Sahara occidental »
Sur d’autres aspects du volet international, le chef de l’État a soutenu que « l’Algérie entretenait d’excellentes relations avec les États-Unis, l’Union européenne et avec les pays frères du  Golfe, et ce en dépit des divergences dans les points de vue ».
« Elle voue toute la sympathie aussi au souverain saoudien, serviteur des deux Lieux Saints de l’Islam » a-t-il précisé. Concernant la question du Sahara occidental, le président Tebboune a assuré que l’Algérie « n’abandonnera pas  la question du Sahara occidental, une question d’ailleurs tranchée en 1989 lors d’une réunion ayant regroupé le souverain marocain Hassan II, le souverain saoudien Fahd Ben Abdelaziz, et l’ancien président Chadli Bendjedid. Ils ont  convenu, à la demande du défunt roi Hassan II,  que la question du Sahara occidental relève des prérogatives de l’ONU et  se sont accordés pour une reprise des relations entre les deux pays », l’Algérie et le Maroc. À propos du  Sommet arabe qui devait se tenir à Alger en 2020 et reporté en raison de la pandémie Covid-19, le président de la République a rappelé que l’Algérie avait fait part de sa pleine disposition à abriter la rencontre, mais  « nous ne voulons toutefois pas risquer la vie des personnes. Le Sommet est par conséquent reporté jusqu’à la fin de la pandémie », a-t-il révélé.
M. Bendib