Tebboune face aux medias

LE CHEF DE L’ÉTAT CLOS LE CHAPITRE DE L’INTOX : « J’ai passé une période difficile, mais je vais bien ! »

Beaucoup a été dit et redit à volonté depuis qu’il s’est envolé, le 28 octobre 2020 pour l’Allemagne, à l’effet de subir des examens approfondis, après avoir été suspecté de porter le virus Corona. En conséquence de quoi, et après confirmation, le président Tebboune avait été soumis à un traitement suivi d’une période de convalescence. Depuis lors, il ne s’est pas passé un jour sans qu’un lot de rumeurs, charriant intox et fake news, ne vienne marquer ce séjour médical. De surcroît qu’il était à la tête de l’État. Plus le mensonge est gros, plus il passe !
Ainsi, l’occasion a été donnée, ce lundi soir, au locataire d’El-Mouradia pour rassurer les Algériens sur son état de santé. Bien qu’il avoue avoir passé une période critique, le chef de l’État ne pense pas moins qu’il va mieux aujourd’hui. À la question de l’un des journalistes convié à l’entrevue médiatique, diffusée en la circonstance, pour savoir plus sur sa santé, Tebboune, d’un brin de sarcasme, a balayé d’un revers de main le chapitre de désinformation qu’il a dû subir. Il a même témoigné avoir assisté, à travers des vidéos sur les réseaux sociaux, « à sa propre mort » pour ainsi dire. Après avoir poussé un soupir, le chef de l’État répond : «El-Hamdoulillah, aujourd’hui ! J’ai passé une période très difficile, le président de la République est humain à l’instar de tous mes compatriotes. Il y a eu des citoyens décédés et il y a toujours des personnes hospitalisées auxquels je souhaite guérison. Le Covid-19 ne fait pas de différence entre le président, le ministre et le citoyen », dira-t-il à ce propos. Et qu’en est-il de ce qui a été dit à propos de votre état de santé ?, l’a-t-on interrogé. Autrement, non seulement sa santé aurait été dégradée mais de plus il aurait déposé sa démission ! « Depuis l’Allemagne, j’ai eu écho dans des vidéos que j’ai vues moi-même. On avait dit que mon corps était rangé dans les tiroirs de la morgue, et qu’il était difficile de le faire sortir puisqu’on m’a tiré dessus », a témoigné avec humour le chef de l’État. Et comme pour réduire à néant toute cette campagne de désinformation qui l’a ciblé, et émanant aussi bien de l’intérieur comme de l’extérieur du pays, Tebboune a cru à « un conte de Mille et Une Nuits ». En sus, il dit que rien ne pouvait l’empêcher de dire la vérité au peuple algérien sur son état de santé. « J’ai décidé, depuis le premier jour, (investiture à la Présidence, ndlr), de dire la vérité, et le peuple algérien sera le premier à le savoir ».
Farid Guellil