L’élimination de la sélection algérienne des moins de 20 ans du championnat d’Afrique est bien plus qu’une simple déception sportive. Incapables d’atteindre les quarts de finale malgré leur victoire contre l’Angola, les jeunes Verts viennent rappeler les difficultés persistantes du handball algérien, toutes catégories confondues.
Le scénario est particulièrement frustrant pour les joueurs algériens. Opposée à l’Angola lors de la dernière journée de la phase de groupes, la sélection nationale s’est imposée sur le score de 25 à 22, décrochant ainsi une victoire qui pouvait encore entretenir l’espoir d’une qualification. Mais au terme des calculs, ce résultat n’a pas suffi.
La différence de buts a finalement joué contre les jeunes Algériens, qui voient l’Angola passer devant et décrocher son billet pour les quarts de finale. Un dénouement cruel pour une équipe qui avait pourtant réussi à terminer sa phase de groupes sur une note positive.
Mais cette élimination ne peut pas être analysée uniquement à travers le résultat du dernier match. La défaite concédée face au Nigeria lors de la première journée aura pesé très lourd dans la balance. Dans une compétition aussi relevée, le moindre faux pas peut coûter cher, particulièrement lorsqu’il faut ensuite compter sur les résultats et la différence de buts pour espérer poursuivre l’aventure.
Au-delà de cette génération, c’est surtout l’état général du handball algérien qui interpelle. Depuis plusieurs années, les sélections nationales peinent à retrouver une régularité au plus haut niveau africain. Les difficultés concernent aussi bien les jeunes catégories que l’équipe senior, avec des résultats souvent irréguliers et une formation qui semble avoir du mal à produire suffisamment de joueurs capables de s’imposer durablement au plus haut niveau.
La récente médaille de bronze décrochée par la sélection seniors aux Jeux méditerranéens constitue certes une satisfaction et mérite d’être saluée. Mais elle ne doit pas faire oublier les problèmes de fond. Une médaille, aussi importante soit-elle, ne peut masquer une réalité devenue préoccupante : le handball algérien continue de chercher une véritable stabilité et un projet sportif capable de porter ses sélections sur le long terme.
La formation doit notamment redevenir une priorité. Les catégories de jeunes doivent bénéficier d’un véritable accompagnement afin que les talents puissent progresser dans de bonnes conditions et assurer, demain, la relève de l’équipe première. L’élimination des U20 nés en 2006 constitue donc un nouveau signal d’alarme. Elle doit pousser les responsables du handball national à s’interroger sérieusement sur les causes de ces contre-performances répétées.
Le problème dépasse largement une génération ou une compétition. Pour retrouver sa place parmi les grandes nations africaines, le handball algérien a besoin d’un projet global, cohérent et durable.
H. S.











































