RASD

SAHARA  OCCIDENTAL : Le sénateur James Inhof défend au Congrès le droit des sahraouis à l’autodétermination

Le sénateur républicain des États-Unis, James Inhof, a défendu, lors d’une intervention devant le Congrès des États-Unis, le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, pointant les obstacles volontairement imposés par le Maroc dans la réalisation de cet objectif et dénonçant les graves atteintes aux droits humains commises par les autorités marocaines dans les territoires sahraouis occupés. Inhof, sénateur de l’Oklahoma et également président de la commission de défense du Sénat américain, a rappelé que depuis des décennies tout le monde s’accorde sur la nécessité d’organiser un référendum d’autodétermination au Sahara occidental, y compris la Cour internationale de justice en 1975, les Nations unies, la Cour européenne de justice et l’Union africaine.  » Après plus d’une décennie de violence par le Maroc, les Nations unies sont finalement intervenues en 1991, et les deux parties (Maroc et Front Polisario) ont décidé d’établir un cessez-le-feu. Un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui a été décidé mais ce référendum n’a pas eu lieu » Le Maroc sait qu’il perdrait vite si le référendum était organisé.
Par ailleurs, James Inhof a déploré que la communauté internationale n’ait pas réagi après la répression par les autorités marocaines contre les civils sahraouis lors des manifestations organisées en novembre dernier à El-Guerguerat, soulignant que cet acte de violence était à l’origine de la reprise des hostilités entre les deux parties après près de trente ans de cessez-le-feu.  Sur la proclamation de l’ancien président américain, Donald Trump, qui, en décembre 2020, a dit reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, James Inhof a souligné que «  cette proclamation est illégale et contredit la politique maintenue par les États-Unis depuis des décennies  ». «  La question de l’autodétermination est très importante pour nous tout au long de l’histoire de notre pays  », a souligné James “Jim » Inhof. Le sénateur américain a mis l’accent sur les souffrances du peuple sahraoui et la répression qui lui est imposée, notamment, aux militants des droits de l’homme et aux journalistes. À cet égard, il a cité une déclaration de la militante sahraouie, Sultana Khaya, dans laquelle elle a affirmé que « la répression imposée au peuple du Sahara occidental dure depuis 1975 et se poursuivra jusqu’à la fin de l’occupation marocaine».
M. B.

COOPÉRATION ÉCONOMIQUE 
Vers davantage d’investissements turcs en Algérie

Dans le domaine économique, le chef de la diplomatie turque a qualifié de « très fructueux » son entretien avec son homologue algérien, sur les aspects de la coopération bilatérale et sur la mise en œuvre de la feuille de route inhérente aux actions, activités et réalisations à accomplir à l’avenir par les deux pays. La première rencontre du Conseil de coopération de haut niveau, créé lors de la visite effectuée en 2020 par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en Algérie, se tiendra prochainement, a indiqué Cavusoglu, précisant que l’ordre du jour de ce conseil englobera des réunions relatives à la commission économique algéro-turque, lors desquelles plusieurs accords seront signés. « Les investissements turcs en Algérie s’élèvent, jusqu’à présent, à 5 milliards USD, alors que près de 1300 entreprises turques activent en Algérie », a-t-il précisé. Le ministre turc a exprimé la solidarité de son pays avec l’Algérie, suite aux feux de forêts. « La Turquie et l’Algérie luttent en ce moment contre les feux de forêts…Je vous transmets un message de solidarité sincère du peuple turc et du président Recep Tayyip Erdogan », a-t-il dit. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu avait entamé samedi une visite officielle de deux jours en Algérie, à l’invitation du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, dans une conjoncture marquée par les incendies désastreux dans les deux pays et les inondations enregistrées en Turquie. À noter enfin que le MAE turc était attendu hier dans la wilaya d’Oran.
M. B.