Sonatrach

RETRAITÉS DU GROUPE SONATRACH : Ould Kaddour se saisit du dossier

Trois revendications essentielles dans un dossier derrière lequel le collectif des retraités du groupe Sonatrach coure depuis dix ans pour les faire satisfaire auprès de la direction de la compagnie pétrolière. Ce parcours de combattant est marqué, depuis lors, par un mouvement de protestation de ce collectif qui a organisé une quarantaine de sit-in tenus devant le siège national du groupe à Alger.

Ces actions ont-elles valu la peine ?
Pas tant que ça, à en croire l’un des représentants du Collectif des retraités libres du groupe Sonatrach, joint hier, par téléphone pour faire le point du jour sur ce dossier explosif d’autant qu’il implique 32 000 retraités. À présent, en tout cas, les retraités caressent l’espoir de voir leurs revendications prises avec attention et intérêt par la direction de l’entreprise. Preuve en est, le 5 février dernier une délégation de trois représentants des retraités a été reçue par le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour. Une audience lors de laquelle «nous avons été accueillis par le PDG en présence du SG et du DRH du groupe qui nous ont écoutés et où nous avons exposé notre plate-forme de revendications point par point», a révélé Boussadi El-Malik, porte-parole des retraités.

Et qu’en est-il de la réponse du PDG ?
Si Ould Kaddour n’a pas pris un engagement allant dans le sens de dire «oui» ou «non» à la demande de ses vis-à-vis, il a promis d’étudier ces doléances avec ses collaborateurs auprès desquels il prendrait conseil. Aussi, précise notre interlocuteur, il a promis à ses hôtes d’organiser une autre rencontre, où il sera question de relancer les pourparlers autour de leurs préoccupations. C’est ce à quoi s’en tiennent jusque-là les représentants des retraités en attendant que l’ultimatum fixé pour les 21/22 février, arrive à terme. Pour les revendications en effet, il y a la Pension complémentaire de retraite (PCR), réduite à 12,5 % par la Mutuelle de l’industrie du pétrole (MIP), alors qu’elle était de 20% auparavant. Cette disposition a pris cours depuis la fameuse loi promulguée le 4 janvier 2015 qui était préjudiciable aux milliers de retraités, qui voient leur pension écorchée de 40% au détriment de leur pouvoir d’achat. Dès lors, des retraités ont fait recours à la justice qui les a rétabli dans leur droit. Mais pour un droit justement, «tous les retraités doivent être rémunérés sur la base de l’ancien régime de la PCR (20%)», se défend le représentant des retraités qui dénonce des «représailles de la MIP» contre ceux qui ont formulé des requêtes auprès de la justice. Ceci, quand bien même les jugements définitifs rendus étaient en faveur des plaignants.
Secondo, les retraités réclament le versement de l’Indemnité d’expérience professionnelle (IEP) à «tous les travailleurs partis après 2009», et non pas au profit de «certains retraités seulement» tel que c’était le cas, selon le porte-parole des pensionnés de Sonatrach. En troisième lieu, il y a le point relatif à l’Indemnité de zone et de conditions de vie (IZCV), dont les retraités demandent le versement de l’indemnité compensatoire au profit des travailleurs alors soumis au régime célibataire pour la période d’avant le mois d’avril 2015.
Farid Guellil