Organisés dans ce que l’on appelle les bandes de quartier, des groupes de jeunes délinquants rendent la vie impossible aux habitants dans certaines cités de la capitale et d’autres villes.
La répression de leurs agissements criminels n’a pas suffi à les éradiquer. Face à cette situation, le Gouvernement réuni, ce jeudi sous la présidence du Premier ministre, Sifi Ghrieb, a endossé le projet de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre ces bandes de quartiers 2026-2029. Il s’agit d’un texte présenté par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités Locales et des Transports. Une réunion de conseil interministériel sera consacrée à l’adoption des plans d’action sectoriels pour mettre en œuvre cette stratégie, notamment en ce qui concerne la mobilisation de tous les moyens nécessaires, la mise en place des dispositifs de suivi et l’évaluation de la performance en vue de sa concrétisation effective à court et moyen termes. La stratégie qui découle de l’ordonnance du 30 août 2020, relative à la prévention et à la lutte contre les bandes de quartiers, consacre une approche intégrée et multidimensionnelle pour faire face à ce phénomène, en combinant la prévention, la dissuasion, la réinsertion, et la sensibilisation. Le but est de protéger la société, préserver l’ordre public et assurer la sérénité des citoyens. On sait que ces bandes de quartier utilisent des armes blanches, des fumigènes, des fusils à harpon et des chiens, pour semer la terreur et la psychose au sein de la population, en vue d’asseoir leur trafic de drogues et de produits psychotropes. En portant atteinte aux citoyens et à leurs biens, ces bandes veulent créer un climat d’insécurité dans les lieux d’habitations où elles pensent pouvoir agir. Une guerre sans merci est annoncée contre ces bandes de quartier qui sèment la terreur et la psychose dans la population tout en se livrant au trafic de stupéfiants et de produits psychotropes. Cette guerre qui sera menée avec l’aide de la population directement ou via des informations et des vidéos sur les réseaux sociaux permettra, sur la base de la loi, de mettre fin aux activités criminelles de ces bandes. Récemment, en juillet dernier, lors d’une entrevue télévisée avec les médias nationaux, le président Abdelmadjid Tebboune avait affirmé que l’État continuera de mener une guerre sans merci contre les bandes de quartier. « Je m’engage à protéger toutes les familles avec leurs fils et filles. Nous menons une guerre sans merci contre ces individus (les bandes de quartier) », a déclaré le président de la République, insistant, dans ce cadre, sur le fait que « les services de sécurité sont mobilisés avec tous leurs moyens et nous les vaincrons ». « Lorsqu’il s’agit de la sécurité et du bien-être du citoyen, seule la loi prévaut », a poursuivi le président de la République, rappelant l’arsenal juridique mis en place dans ce sens. Auparavant, en avril, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud avait procédé, en présence des différents secteurs sécuritaires et ministériels, à l’installation des membres de la commission nationale de prévention et de lutte contre les bandes de quartiers pour la période 2026-2029. Un communiqué du ministère avait fait savoir que cette démarche traduit « l’engagement ancré de l’État à renforcer la sécurité et la stabilité et à faire face à tous les phénomènes susceptibles de porter atteinte à la cohésion de la société ». À cette occasion, Dans son allocution à l’occasion, Saïd Sayoud avait parlé d’ »un nouveau départ du processus national décisif de lutte contre le phénomène des bandes de quartiers », et souligné que la prévention demeure « un choix stratégique » au titre d’une approche globale, basée sur « la complémentarité entre la sensibilisation et la dissuasion ». Il avait rappelé que la vision du président Tebboune se veut « globale et complémentaire » pour lutter contre ce phénomène, à travers la mise en place d’un cadre juridique et le renforcement des mécanismes de sa prise en charge, à travers la Commission nationale au niveau central et les commissions de wilaya au niveau local ».
M’hamed Rebah











