Répression sahara occidental

RÉPRESSION MAROCAINE AU SAHARA OCCIDENTAL : Le département d’État saisi à nouveau par des personnalités US

Face à la recrudescence de la répression marocaine dans les villes occupées du Sahara occidental, des personnalités américaines sont à nouveau montées au créneau pour dénoncer le Maroc et ses agissements.

Parmi ces personnalités d’anciens diplomates et des militants des droits humains aux Etats-Unis, qui ont lancé un appel au chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, pour ouvrir une enquête sur les violations des droits de l’homme par le Maroc au Sahara occidental occupé.
Dans leur lettre au secrétaire d’État américain, Antony Blinken les signataires de la lettre lui demandent  de dénoncer l’agression marocaine contre la population sahraouie et « d’ouvrir immédiatement une enquête sur les violations continues des droits de l’homme commises par le Maroc. »
Parmi les signataires de la lettre figurent Suzanne Scholte, lauréate du prix de la paix de Seoul et présidente de Defense Forum foundation, Gare Smith président de la firme Global Business and Human Rights Practice-Foley Hoag, Katlyn Thomas, ancienne responsable des affaires juridiques à la Minurso, Katrina Lantos Swett, fille du défunt Congressman Tom Lantos, et présidente de la Fondation Lantos pour les droits de l’homme et la justice.
Figurent également Bill Fletcher, co-président de la campagne pour mettre fin à l’occupation marocaine au Sahara occidental, Jason Poblete président de Global Liberty Alliance,  et Chadwick Gore, ancien sous-secrétaire d’État adjoint par intérim au Bureau des affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi.
Dans leur lettre les signataires relèvent également que la décision prise par l’ancien président américain Donald Trump de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental viole le droit international qui constitue la pierre angulaire de la politique américaine depuis la fondation , et révoque le respect du droit international et des droits de l’homme que le président Biden s’est engagé à respecter. Ils émettent le souhait que le président  Biden annule cette décision qui a fait l’objet d’une condamnation bipartisane aux Etats-Unis. Ils mettent en garde contre cette ‘’qui a mis la population sahraouie en danger ce qui nécessite une action urgente », des Etats-Unis.
la lettre à Antony Blinken rappelle la déclaration de Mary Lawlor,  rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains,  qui en juillet a demandé au Maroc de cesser le ciblage « systématique  des défenseurs des droits de l’homme sahraouis, souvent emprisonnés, et soumis à des traitements cruels et inhumains pour avoir mené des activités légitimes.
L’activiste Sultana Khaya, présidente de la Ligue pour la défense des droits de l’homme et la protection des ressources naturelles qui milite pour l’autodétermination du Sahara occidental et des membres de l’instance sahraouie contre l’occupation marocaine ont à nouveau été fortement ciblés par les forces de répression marocaines.
Les signataires de la lettre déplorent le nombre  d’attaques sans précédent perpétrées ces dernières semaines contre ces militants, relavant que la plupart des activistes sahraouis dans les territoires occupés sont maintenant assignés à résidence et soumis à un blocus policier.
La lettre souligne par ailleurs, les millions de dollars dépensés chaque année par le Maroc en lobbying aux Etats-Unis pour soutenir sa mainmise sur le territoire du Sahara occidental occupé.
M. B.