Remédiation aux difficultés d’apprentissage des élèves : Les enseignants du primaire dénoncent une atteinte aux lois

Les réactions ne se sont pas faites attendre à la suite de l’annonce du nouveau dispositif de remédiation aux difficultés d’apprentissage des élèves de certaines classes du primaire et du moyen. Les enseignants ont vite exprimé leur rejet de la circulaire adressée aux différentes directions de l’éducation et ont dénoncé une atteinte aux lois et au droit de l’enseignant. C’est le cas du Syndicat autonome des enseignants du primaire SNAPEP qui a rendu public un communiqué dans le quel il accuse le ministère de l’éducation de porter atteinte à la charte d’éthique du secteur ainsi qu’aux principes de partenariat.
Affirmant avoir été étonné d’apprendre qu’une telle décision soit prise sans le consentement des concernés, le SNAPEP souligne qu’il s’attendait plutôt à ce que les problèmes liés au statut particulier et aux dysfonctionnements qui le caractérise soient résolus, ainsi que l’intégration des enseignants du primaire à la 12. Selon le syndicat : «obliger les enseignants à travailler durant leur journée de repos serait une atteinte aux lois et à leurs droits les plus fondamentaux».
Appelant à la mobilisation de ses adhérents pour une éventuelle action de contestation, le SNAPEP revendique la réduction du volume horaire des enseignants du cycle primaire ainsi que la rémunération des heures supplémentaires, la révision du statut particulier de ce corps, ainsi que l’application du décret 14/266. Outre le SNAPEP, plusieurs syndicats ont également remis en cause cette décision, à l’instar du CNAPESTE, du SATEF, de l’UNPEF, et du SNAPEM. à rappeler que la ministre du secteur, Nouria Benghebrit, avait affirmé, lundi dernier, que la circulaire-cadre en question était la résultante d’un travail mené par des experts, durant plus de 4 années et qui avait prouvé son impérieuse nécessité en vue de remédier au déficit relevé dans l’acquisition scientifique et pédagogique des élèves.
«Cette circulaire n’est pas obligatoire, mais le choix de son application revient au professeur, avait-elle soutenu, relevant que ses services avaient relevé que plusieurs enseignants avaient effectué des séances de remédiation pédagogique en vue d’améliorer l’acquisition scientifique des élèves, car selon elle, ces séances ont eu lieu, d’ailleurs, en réponse aux revendications d’une grande partie des enseignants.
Ania Nait Chalal