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26 février 2024
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Relations algéro-françaises : Lamamra vante l’entente entre Alger et Paris

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a affirmé, vendredi à Marseille, que les relations algéro-françaises sont « très bonnes » et dans la « bonne » voie. « J’ai un grand plaisir à dire que nous avons beaucoup travailler, ensemble, mais je crois que cette cérémonie atteste véritablement que nous sommes dans la bonne voie », a estimé le ministre dans une déclaration conjointe avec son homologue français, Jean-Marc Ayrault, lors de la cérémonie d’inauguration du Consulat général d’Algérie à Marseille, soutenant en ce sens que le partenariat d’exception entre l’Algérie et la France « doit nécessairement avoir comme artisan l’élément humain ». Pour le ministre d’État, les compatriotes algériens vivant en France, les citoyens français se rendant en Algérie constituent un pont « extraordinairement créatif » entre Marseille et Alger. « Ils constituent un témoignage sur les relations algéro-françaises qui sont très bonnes, toujours vouées à se fixer de nouveaux horizons, de nouvelles ambitions ». Il a rappelé que les présidents Abdelaziz Bouteflika et François Hollande ont décidé, il y a quelques années, « résolument », d’engager les deux gouvernements, l’ensemble des institutions et également la société civile, dans la construction d’un partenariat d’exception entre nos deux pays. Par ailleurs, il a relevé que le nouveau siège du consulat général est une « belle réalisation » qui s’inscrit dans le programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, tendant à « rapprocher l’administration au citoyen, aussi bien à l’intérieur des frontières algériennes qu’à l’extérieur du pays. « Ce programme est poursuivi d’une manière systématique par l’État algérien, et c’est notre fierté d’être au service de la communauté algérienne à l’étranger », a-t-il dit, faisant observer que la communauté algérienne est bénéficiaire par ailleurs des résultats de la lutte contre la bureaucratie engagée en Algérie. « Des progrès prodigieux ont été réalisés grâce à l’utilisation intensive des technologies de l’information et de la communication », a-t-il indiqué.

« Nos relations, à la hauteur des liens profonds qui unissent nos deux pays »
Pour sa part, le ministre français des Affaires étrangères et du Développement international a estimé que c’est un moment « très important pour vous et pour nous », relevant qu’au moment où certains critiquent la binationalité, les binationaux « sont une richesse pour la France et pour l’Algérie ». Revenant sur les relations bilatérales, le ministre français a attesté qu’elles n’ont « jamais été aussi confiantes et fécondes, et l’on peut mesurer ensemble le chemin parcouru depuis 2012 ». « Nous avons décidé d’avancer dans tous les secteurs, y compris les plus sensibles comme la Défense ou les questions de mémoire pour que le partenariat stratégique et d’exception entre nos deux pays continue de progresser », a-t-il expliqué, soulignant que la France et l’Algérie ont agi « conjointement » pour que « notre relation soit à la hauteur des liens profonds et particuliers qui unissent nos deux pays ». Pour le chef de la diplomatie française, « il y a une réalité humaine, entre les deux pays, qui reflète la densité de la relation », rappelant la solidarité de l’Algérie suite aux attentats terroristes ayant touché la France. « Vous avez su, dès les premières heures, vous, le peuple algérien et ses dirigeants, exprimer à la France votre solidarité. Je voudrais, en cet instant, exprimer toute notre gratitude. Nous avons été particulièrement sensibles à cette mobilisation nationale et internationale contre le terrorisme. Nous avons particulièrement été très sensibles à vos marques d’affection, vous qui avez connu dans votre pays l’épreuve du terrorisme », a-t-il précisé. Il a rappelé, dans ce sens, l’attentat terroriste ayant ciblé, le 14 décembre 1973, le consulat général d’Algérie à Marseille, recommandant que ce sont des choses qu’ »il ne faut pas oublier ». « Aujourd’hui, nous avons une nouvelle étape, celle de la reconstruction, et il faut être lucide », a-t-il ajouté, rappelant qu’en 2012 les présidents Bouteflika et Hollande « ont posé les bases d’une refondation des relations entre l’Algérie et la France ». Il a souligné que, depuis quatre ans, un travail « remarquable » a été réalisé dans un esprit de « confiance », de « respect » et « d’amitié ». « Nous pouvons être fiers de ce qui a été fait. Mais nous ne sommes pas satisfaits de ce qui a été fait. Il faut faire mieux, faire plus », a-t-il dit, se félicitant de ce partenariat franco-algérien qui sera, a-t-il poursuivi, de « plus en plus fort, de plus en plus nécessaire, et c’est notre conviction, au gouvernement français, et je sais que nous la partageons ».

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