Le 10ème salon international de la récupération et de la valorisation des déchets a ouvert ses portes jeudi dernier pour trois jours. Avec un invité d’honneur de poids : le Sultanat d’Oman qui est très avancé dans ce secteur. Abdullah bin Ali Al-Amri, président de l’Autorité omanaise de l’environnement, était présent aux côtés de Kaouter Krikou, notre ministre de l’Environnement qui a présidé l’ouverture de la manifestation. Comme chaque année, l’événement est « un espace privilégié de dialogue et d’échange autour des enjeux liés à l’économie circulaire et à la gestion des déchets ». À cette occasion, Mme Krikou a indiqué que « plus de 3.000 start-up et microentreprises activaient dans le domaine de la gestion des déchets à l’échelle nationale, et que plus de 197 autorisations de collecte des déchets recyclables avaient été délivrées au titre de l’année 2025 ». Pourtant, l’an dernier lors de la 9ème édition, notre ministre du Commerce intérieur, Amel Abdelatif, qui était présente, avait déclaré- se basant sur le registre de commerce- que « 19 469 opérateurs activent dans le recyclage des déchets ». Ce qui est une hausse puisqu’ils étaient « 14 229 en 2020 » a-t-elle ajouté. Vivement la numérisation pour avoir des chiffres concordants. En attendant, il devient compliqué de faire un bilan réel, même partiel, après 10 ans de salons. Sur le guide édité l’an dernier, on peut lire que les déchets concernés par le recyclage sont : les « déchets papiers carton », les « déchets plastiques », les « déchets pneus usagés », les déchets « huiles usagées », les « déchets produits chimiques », les « déchets textiles », les « déchets ménagers », …etc. Parmi les plus importants, visibles à l’œil nu, figurent le plastique et le papier carton. Toute une « armée » de petits collecteurs que les citoyens rencontrent chaque jour, s’affaire à rechercher ces deux matières dans les dépôts de leurs ordures ménagères. Des collecteurs de plus en plus nombreux. Ce qui confirme que l’activité est rentable. On aurait tort de minimiser ou de dévaloriser le recyclage des déchets. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT) « au moins 121 à 142 millions de personnes travaillent dans des activités liées à l’économie circulaire à travers le monde ». Notons que, trois jours avant l’ouverture du 10ème salon, le mardi 6 octobre dernier, a eu lieu à Mascara, la signature d’un important partenariat sur la gestion des déchets spéciaux et des déchets dangereux, entre la Société nationale de récupération et de valorisation (SNRV) (filiale de la SNS) et « Holcim El-Djazaïr » connu dans la production de ciment (membre du groupe international Holcim). Par déchets spéciaux, on entend, entre autres, les déchets hospitaliers. Et par déchets dangereux : les batteries de voitures, les solvants et les huiles de vidange. Sur les milliers d’opérateurs actifs dans le recyclage, seuls 130 exposants ont participé au 10ème salon. La collecte, le tri, le recyclage des déchets ont fait l’objet d’un conseil des ministres le 7 mai 2024.
Zouhir Mebarki







































