Le commandant du groupe des forces spéciales relevant des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, le lieutenant-colonel Mohamed Azraq al-Fanjri, a annoncé jeudi sa « rupture avec la milice », ont rapporté des médias locaux et étrangers.
Il a dénoncé dans ses déclarations sur sa décision précitée « les atteintes commises contre les civils soudanais », évoquant « des violations touchant leur vie, leurs biens et leur honneur » selon la même source.
Dans une déclaration, le responsable militaire a annoncé son retrait et renoncement à ses fonctions et responsabilités au sein des FSR », suivi dans sa décision par «quelque 300 officiers et soldats, ainsi que par 30 véhicules de combat ». Le lieutenant-colonel Mohamed Azraq al-Fanjri a notamment dénoncé « les atteintes commises contre les civils soudanais, évoquant des violations touchant leur vie, leurs biens et leur honneur ». L’annonce du désormais ex-commandant du groupe des forces spéciales des FSR, intervient après la perte de terrain de ces derniers face à l’armée soudanaise et les révélations dans de nombreux médias, dont occidentaux du « sale rôle » des Emirats arabes Unis, avec son alllié l’entité sioniste, dans le maintien du Soudan dans ce conflit dont le peuple du Soudan est meurtri et ses richesses visées par la dilapidation d’acteurs étrangers, à leur tête les Emirats et l’entité sioniste.
Une analyse américaine met en lumière le rôle principal des Emirats à violer l’embargo sur les armes au Darfour
Une nouvelle analyse américaine a placé les Emirats arabes unis au premier rang des parties accusées de violer l’embargo sur les armes imposé à la région du Darfour, mettant en garde contre le fait que « la poursuite de l’acheminement d’armes et de matériel militaire à travers les frontières constitue l’un des facteurs alimentant le conflit au Soudan ».
Le site américain « Just Security », dans une analyse publiée mercredi, intitulée « Comment mieux faire respecter l’embargo sur les armes au Darfour », par les chercheurs Mutasim Ali et Yonah Diamond, a indiqué que les crimes commis dans le cadre du conflit soudanais par les Forces de soutien rapide (FSR) se poursuivent avec le soutien direct de l’afflux d’armes et de matériel militaire à travers les frontières, estimant que « perturber ces réseaux devrait être une priorité pour les décideurs ». L’analyse place précisément les Emirats au cœur de ce dispositif, les décrivant comme « le principal contrevenant » à l’actuel embargo sur les armes imposé au Darfour, soulignant que le Groupe d’experts des Nations unies chargé du suivi de la mise en œuvre de l’embargo a documenté, depuis le déclenchement du conflit en avril 2023, d’importantes violations, notamment en retraçant les principales lignes d’approvisionnement des FSR jusqu’aux Emirats. Dans l’un des éléments les plus graves rapportés par l’analyse, les deux auteurs ont affirmé que, lors de réunions à huis clos avec des diplomates aux Nations unies, ils avaient confirmé que le Groupe d’experts avait subi de fortes pressions afin de supprimer ou d’atténuer ses accusations concernant les Emirats. Cette évaluation ne se limite pas à l’analyse de « Just Security ».
Elle rejoint également les estimations de l’ancien analyste de la Central Intelligence Agency (CIA) et ancien directeur des affaires africaines au Conseil de sécurité nationale américain, Cameron Hudson, lors d’un entretien accordé mardi au site « Drop Site News », au cours duquel il a affirmé que les Emirats fournissent désormais les FSR. L’analyse américaine ne s’arrête pas aux itinéraires d’approvisionnement, mais soulève également la question de la capacité des mécanismes des Nations unies à surveiller ces réseaux et à demander des comptes aux parties qui y sont liées, estimant que l’embargo sur les armes perd de son efficacité en l’absence d’outils suffisants permettant de retracer les cargaisons, leurs sources et les itinéraires qu’elles empruntent.
R. I.











































