Messahel

Rappelant que l’Algérie a été un leader dans la lutte contre le terrorisme : Messahel invite à s’inspirer de l’expérience algérienne

«Le terrorisme, dont l’Algérie a été la toute première cible au tournant du siècle passé, est devenu aujourd’hui l’un des fléaux planétaires les plus destructeurs », c’est en ces termes que le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a exprimé le drame qu’avait vécu l’Algérie alors que le monde ne connaissait pas encore l’étendu de ce fléau qui fait aujourd’hui peur à l’humanité entière et menace des Etats entiers dans leur existence. Dans un discours prononcé lors du débat général de la 73ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, Messahel a rappelé qu’en dépit de la virulence et de l’envergure du phénomène terroriste qui a secoué le pays, l’Algérie a pu y faire face, seule, en adoptant une approche et des moyens qui ont prouvé leur efficacité au prix de lourds sacrifices. Invitant les pays exposés aux risques de ce fléau destructeur, à tirer profit de l’expertise acquise par l’Algérie en matière de lutte antiterroriste, le ministre des affaires étrangères a argumenté que cette expérience est fondée sur la conviction que toute stratégie de lutte doit impérativement s’attaquer aux causes profondes de cette plaie des temps modernes et qu’elle doit s’accompagner d’une politique de lutte résolue contre la radicalisation et l’extrémisme violent. Il a affirmé que l’Algérie reste disposée à partager cette expérience acquise au prix d’un très lourd sacrifice. Le chef de la diplomatie algérienne a prôné la politique du «vivre ensemble» comme moyen de déradicalisation, interpellant la communauté internationale pour qu’elle fasse en sorte que le combat qui est livré à ce fléau s’accompagne de mesures de promotion de politiques. Il a rappelé, dans ce contexte, que la résolution des Nations unies déclarant le 16 Mai journée internationale du vivre ensemble en paix, initiée par l’Algérie, s’inscrit dans le cadre des efforts destinés à promouvoir les principes du dialogue inclusif devant présider à la recherche de solutions aux défis de la stabilité tant au plan national qu’international. Messahel a indiqué à ce titre que l’Algérie est dans la légitimité d’en tirer une fierté, d’autant que les valeurs et principes du vivre ensemble en paix, consacrés et adoptés par l’Algérie, ont constitué le socle de la politique de concorde civile et de réconciliation nationale, mise en œuvre par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika pour mettre fin définitivement à la tragédie nationale et réconcilier les Algériens entre eux. Et de réitérer que ces mêmes principes guident avec constance l’action de la politique extérieure de l’Algérie dans son voisinage immédiat, comme dans son interaction avec le reste du monde.
Le chef de la diplomatie algérienne a fortement rappelé que l’Algérie, qui a été le premier pays à faire face, seule, au terrorisme durant la décennie noire, un des plus émouvants épisodes de l’histoire récente du pays, avait averti le monde qui lui tournait alors le dos sur ce danger, et qu’aujourd’hui l’Algérie est devenue un acteur inéluctable dans la lutte antiterroriste en Afrique du Nord et joue un rôle cardinal dans la stabilité de la région. D’autant qu’actuellement le terrorisme est devenu le premier problème de sécurité des Etats au 21e siècle, autant en Afrique, en Asie, Occident que dans le reste du monde.
Zacharie S Loutari