Un cadre continental de lutte contre l’utilisation des technologies émergentes par les terroristes, notamment les drones, les plateformes cryptées et la finance numérique, sur la base des « Principes directeurs d’Alger » et dans le respect des normes internationales : c’est ce que demande, une fois encore, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) à la Commission de l’UA, lors de sa 1369e réunion au niveau ministériel, qui s’est tenue mercredi à New York. Ceci, conformément à la décision n° 978 de l’Assemblée de l’UA du 22 février 2026. Elle a appelé la Commission de l’Union africaine à accélérer la finalisation du mandat d’arrêt africain et de la base de données sur les terroristes africains, dans le but de renforcer la coopération judiciaire transfrontalière, de perturber les réseaux d’approvisionnement illicites et de lutter efficacement contre le problème des sanctuaires régionaux. Dans sa déclaration consacrée au thème du « bon voisinage et des réponses régionales aux défis sécuritaires et terroristes en Afrique », le CPS a salué les efforts du président Abdelmadjid Tebbune pour faire avancer l’agenda de l’UA en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Le Conseil a appelé les États membres qui ne l’ont pas encore fait à signer et ratifier l’ensemble des instruments de l’UA relatifs à la lutte contre le terrorisme, notamment la Convention de l’Organisation de l’Union africaine (OUA) sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, adoptée lors du 35e sommet de l’OUA, tenu à Alger en juillet 1999, ainsi que son protocole, afin de combler les lacunes sécuritaires régionales et de renforcer le cadre normatif du continent. Dans son intervention lors de cette réunion, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, avait souligné, , « la priorité accordée par l’Algérie à la lutte contre le financement du terrorisme et à l’assèchement de ses sources, notamment en s’attaquant à l’exploitation des technologies avancées à des fins terroristes ». Ahmed Attaf a rappelé, à cet égard, les « Principes directeurs d’Alger », adoptés par le Conseil de sécurité des Nations unies en janvier 2025, en tant que cadre de référence pour renforcer les efforts internationaux dans ce domaine. Le ministre d’État a également mis en avant « le rôle joué par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en sa qualité de Champion de l’UA pour la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent ». Il a ajouté que « l’approche adoptée par l’Algérie repose sur la conviction que les réponses sécuritaires et militaires, bien que nécessaires, ne peuvent, à elles seules, assurer une sécurité et une stabilité durables, sauf si elles sont accompagnées par le développement, la réconciliation, la consolidation des institutions de l’Etat et le traitement des conditions exploitées par les organisations terroristes pour recruter et s’étendre ». En rapport avec la notion de « bon voisinage », rappelons que le 8 décembre 2017, l’Assemblée générale des Nations Unies avait adopté à l’unanimité, à l’initiative de l’Algérie, la résolution 72/130, proclamant le 16 mai Journée internationale du vivre-ensemble en paix, dans le but d’intensifier les efforts de la communauté internationale en faveur de la paix, de la tolérance, de l’inclusion, de la compréhension et de la fraternité. En mai dernier, le CPS de l‘UA avait salué le leadership de l’Algérie dans ce domaine. Préoccupé par la multiplication des défis sécuritaires sur le continent, notamment le terrorisme, l’extrémisme violent, les conflits communautaires, les discours de haine et la désinformation, Il avait appelé les pays africains membres du Conseil de sécurité des Nations Unies (A3) à organiser des événements annuels au sein de l’ONU pour mettre en avant l’expérience de l’Afrique en matière de consolidation de la paix et de vivre-ensemble.
M. R.














































