CAPTURE SITE MAISON BLANCHE

PRÉTENDUE MAROCANITÉ DU SAHARA : La Maison Blanche a bel et bien supprimé la proclamation de Trump

S’il y a une information qui a jeté le palais royal dans la panique, comme révélée ce jeudi, c’est bien celle relative à la suppression du communiqué officiel portant décision de l’ex-président américain, Donald Trump, inhérente à sa reconnaissance d’une supposée souveraineté du maroc sur le Sahara occidental, du site web de la Maison Blanche. Lors de l’annonce de la décision le 10 décembre dernier, l’administration de Trump a publié le communiqué de la proclamation sur son site web, dont le lien est le suivant : https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/proclamation-recognizing-sovereignty-kingdom-morocco-western-sahara/
Sauf que, depuis quelques jours, une simple recherche de cette adresse fera constater que le communiqué a disparu des radars, sinon du site officiel de la Maison Blanche, comme annoncé effectivement. N’en déplaise au Makhzen, qui a déployé de nouveau sa machine de propagande pour dire le contraire de ce qu’un « fact checking » d’amateur en révélera l’authenticité, le communiqué a bel et bien été supprimé. Non seulement, puisque le texte officiel de Trump a même été retiré du site du département d’Etat américain. En effet, depuis son investiture à la tête des États-Unis, mercredi dernier, Joe Biden s’est engagé à revenir sur de nombreuses décisions prises alors par son prédécesseur. C’est ainsi qu’il a procédé, au premier jour même de sa prise de fonction dans le bureau ovale à la signature de quelque 17 décrets présentiels allant dans le sens de supprimer les décisions controversées de Donald Trump. C’est d’autant plus que le nouveau locataire de la Maison Blanche veut effacer du revers de la main le lourd contentieux, cet héritage empoisonné que lui a légué son prédécesseur, que la décision de proclamation de la « souveraineté » du Maroc sur les territoires occupés du  Western Sahara l’ait mis dans l’embarras pour une décision qui a jeté l’opprobre sur la politique étrangère américaine. À ce stade, autrement à peine qu’il entame sa mission à la Maison Blanche, Joe Biden donne le ton de ce que sera la nouvelle vision de sa doctrine diplomatique.
Farid Guellil