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Opération manu militari

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Faut-il déclarer la loi martiale contre tous ces individus hors la loi qui, agissant seuls ou en bande organisée, sèment la terreur parmi la population dans les cités urbaines et les espaces publics ? Faut-il agir à la « salvadorienne » pour infliger une véritable correction aux individus condamnés qui récidivent après avoir purgé leur peine en portant atteinte à l’ordre et à la tranquillité publics ? Faut-il encore revoir le système de réinsertion en orientant les repris de justice dangereux vers les travaux d’intérêt général au lieu de les « lâcher » en milieu naturel ? C’est à ces quelques questions – et à bien d’autres dont on fait abstraction ici par souci de savoir raison garder – auxquelles se livrent nos concitoyens sur les réseaux sociaux en débattant des fléaux d’insécurité. En effet, la situation est telle qu’aujourd’hui, et cela a cours depuis ces dernières semaines, nous assistons à une recrudescence inquiétante des actes de violence, d’agression et de vol et dont des personnes, pas forcément vulnérables, sont victimes. Ces individus étranges au visage zébré de cicatrices et à la mine sinistre agissent sans scrupule et au mépris de la loi en provoquant l’effroi et l’anxiété chez les citoyens. Si par chance la victime échappe à une agression physique à l’arme blanche, elle s’en sort avec des traumatismes qui peuvent la marquer à vie. C’est dire la nécessité de plancher sérieusement sur ce fléau qu’il faut traiter à la racine. Le gouvernement n’est pas resté les bras croisés. La Commission de prévention et de lutte contre les bandes de quartiers présidée par le ministre de l’Intérieur a élaboré une stratégie agissant en amont à la lutte contre ce fléau. Mais l’esprit préventif du cadre n’annule pas pour autant l’action répressive et dissuasive contre les gangs. Autrement dit, les circonstances atténuantes accordées aux égarés ne doivent pas profiter à ces derniers pour reprendre du poil de la bête. Il faut rappeler les récentes affaires révélées à l’opinion publique sur les réseaux sociaux pour s’en convaincre. En ce qu’elles constituent une menace sérieuse sur la sécurité des citoyens, et même sur la sécurité publique à une échelle plus large. Le cas de l’agresseur d’une femme à Chef est symptomatique. L’affaire a marqué les esprits et a soulevé l’indignation générale. Un individu armé d’un sabre s’en est violemment pris à une automobiliste désarmée en brisant les vitres de son véhicule. La victime a, fort heureusement, échappé à l’assaillant. Mais ce dernier a été rapidement interpellé par les services de sécurité qui l’ont fait sortir, pieds et mains ligotés, de son terrier et présenté devant le tribunal pour répondre de son forfait. Aidés par une formidable prise de conscience des citoyens qui sont de plus en plus nombreux à signaler les actes d’agression et à encourager les interpellations musclées, les services de sécurité opèrent contre les éléments des gangs avec une « tolérance zéro ». Il faut continuer à leur tordre le cou, ces gangs sans foi ni loi !
Farid Guellil

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