Oran

NUIT DE TERREUR À L’HOPITAL THAMEUR MEDJEBER À ORAN : Plusieurs arrestations après des heurts entre bandes rivales

Avant-hier soir, aux environs de minuit, deux bandes rivales qui s’étaient livrées auparavant à une véritable bataille rangée au niveau de Haî Fellaoucen, commune de Bousfer, daïra d’Aïn El-turck, ont poursuivi leurs hostilités à l’intérieur de l’établissement hospitalier Thameur Medjeber, provoquant une véritable panique parmi le personnel de l’hôpital et les malades.

En effet, tout a commencé au cours de l’après-midi quand de jeunes désœuvrés de la cité Felaoucen plus connue sous l’appellation d’El-qaria, dans la commune de Bousfer s’étaient bagarrés pour des raisons que l’enquête ouverte par les services de sécurité, déterminera. Au cours de la rixe, certains protagonistes ont été blessés à l’arme blanche,  ce qui a nécessité leur transfert à l’hôpital. Cette trêve ne fut que de courte durée puisque, quelques minutes plus tard, les jeunes, encore indemnes, ont envahi le hall des urgences de l’hôpital Thamer Medjeber d’Aïn El-Turck, pour s’attaquer aux blessés et leurs accompagnateurs. Ce fut une véritable ambiance de guerre qui s’est installée dans les lieux provoquant la panique parmi le personnel soignant et les malades, notamment ceux atteints de Covid-19 et gardés en observation au niveau de ce service. Voyant que la situation leur a échappé, devant des jeunes déchainés et probablement bourrés de psychotropes, selon certaines sources, les agents de sécurité de l’établissement ont fait appel à la police.  L’intervention des services de sécurité a permis l’arrestation de plusieurs participants à la bataille rangée qui ont été présentés, hier,  au tribunal d’Aïn El-Turck, pour constitution d‘association de malfaiteurs, rixe sur la voie publique, port d’armes blanches prohibées, violence en bande organisée, trouble à l’ordre public  et coups et blessures volontaires.
«C’est une atteinte à la quiétude d’un établissement censé bénéficier de sérénité et de calme. Les faits se sont déroulés durant les horaires de confinement ce qui renseigne sur l’incivisme des protagonistes. Nous avons à maintes reprises dénoncé l’insécurité qui se manifeste parfois dans le service des UMC de l’hôpital de la ville. Des voyous, sous l’effet de l’alcool et des psychotropes y font régner un véritable climat de terreur. Les agents de sécurité de l’hôpital se retrouvent souvent impuissants devant le déchainement de la violence.  Pour cette fois, l’intervention de la police a permis d’éviter le pire, qu’en sera-t-il plus tard », s’interrogent des habitants d’Aïn El-Turck.
Slimane B.