La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a pris part, mardi à Nouakchott, à un atelier consacré à la préparation et à la réponse aux urgences de santé publique en Afrique du Nord.
Organisée par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), cette rencontre se poursuivra jusqu’au 3 septembre dans la capitale mauritanienne. Elle réunit plusieurs acteurs de la santé publique autour des enjeux liés à la surveillance épidémiologique et à la prévention des maladies et épidémies. Les travaux portent notamment sur l’élaboration d’un plan régional visant à accélérer le renforcement et l’harmonisation du Réseau intégré de surveillance et de laboratoires (RISLENT) en Afrique du Nord. L’atelier doit également permettre d’identifier les forces et les faiblesses des dispositifs de surveillance épidémiologique dans la région, tout en renforçant l’appui technique et logistique aux laboratoires nationaux. Les participants examinent, par ailleurs, les mécanismes de partage d’informations, la définition des priorités ainsi que les moyens de renforcer les capacités nationales afin d’améliorer la détection et la réponse face aux menaces sanitaires.
Pour un partenariat sanitaire régional
La participation de la République sahraouie s’inscrit dans le cadre de la dynamique de coopération et du partenariat étroit entre le ministère sahraoui de la Santé publique, l’Africa CDC et ses partenaires issus de plusieurs organisations internationales. Cette coopération couvre plusieurs questions de santé publique, notamment la surveillance sanitaire, la détection, la notification et la réponse précoce aux maladies et aux épidémies. Une attention particulière est accordée aux systèmes de surveillance fondés à la fois sur les indicateurs et sur les événements. L’atelier aborde également la création et le renforcement des Instituts nationaux de santé publique (NPHI), devenus un enjeu important pour de nombreux pays. Ces structures jouent un rôle central dans l’étude et l’évaluation des questions liées à la santé humaine et animale, notamment face à l’émergence récurrente de maladies infectieuses et d’épidémies sous des formes nouvelles. À travers cette rencontre, les participants cherchent ainsi à consolider la coopération régionale et à améliorer les capacités de prévention, de détection et de réponse aux urgences sanitaires en Afrique du Nord.
M. Seghilani










































