Mondialisation : l’APN se penche sur la préservation des valeurs algériennes

Une journée parlementaire sur le thème «Les défis de la mondialisation et le rôle de la famille concernant la préservation des valeurs algériennes» a été organisé, hier, au siège de l’Assemblée populaire nationale (APN), à l’occasion de la Journée internationale de la famille, célébrée le 15 mai de chaque année.
C’est par l’allocution de la responsable du département ministériel de la Solidarité, de la Famille et des Affaires de la femme que les travaux de cette journée ont été entamés, et à laquelle (la journée) ont pris part quelques parlementaires, faut-il le noter.
Dans son message, la ministre du secteur précité, Mounia Meslem, a mis l’accent sur l’impératif du rôle de l’École dans la préservation des valeurs et des repères propres à la société algérienne face à l’envahissement des valeurs de la mondialisation, sur fond de la primauté du marché sur les valeurs humaines et l’épanouissement de l’individu. Pour notre interlocutrice, en plus du rôle et des missions assignés à l’École, dans la préservation du tissu social et des valeurs de la société algérienne, rythmant son processus d’évolution sur fond des étapes vécues, elle a également indiqué l’importance du rôle des mosquées en la matière. Initiée par la commission que préside le député Lazher Hamadou, en charge des questions de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l’APN, cette journée parlementaire marquant la célébratation de la Journée internationale de la famille a été organisée en coordination avec le ministère que dirige Mounia Meslem, et a été animée, aussi, par le docteur Nourredine Benyerbah et la sociologue Sebbah Ayachi. Si le projet de la stratégie nationale adopté, pour rappel, décembre 2011, referme des principaux axes, dont celui de la promotion de la cellule familiale et de son rôle, ainsi que le renforcement des droits et prestataires destinés aux personnes aux besoins spécifiques, outre la garantie d’un environnement adéquat et d’une santé de qualité, il a été de même question dans ledit projet d’un axe relatif au thème abordé lors de cette journée parlementaire. Ce qui fait défaut au regard de l’état des lieux, notamment avec la montée d’un cran de la violence dans nos établissements scolaires, tous paliers confondus, l’absence d’un diagnostic pertinent à ce propos en vue de dégager les voies de réponses et du traitement de ce phénomène.
Les mutations de la famille algérienne en particulier, et de la société en général, ainsi que les carences dans la gestion des affaires de la Cité ont contribué fortement à l’envahissement de ce que véhicule la mondialisation, notamment la non cohésion et le recul de l’intérêt du «vivre ensemble». Par ailleurs, les difficultés inextricables dont fait face notre système éducatif, au regard du recul de son rôle premier, dispenser le Savoir, les valeurs du «vivre ensemble» qui se transmettent notamment à travers les activités culturelles et sportifs, lesquels disciplines font cruellement défaut. Pour rappel, dans une de ses contributions, publiée janvier 2014, l’expert international en management, Abderrahmane Mebtoul, a indiqué qu’«il s’agit de s’adapter aux enjeux de la mondialisation», précisant que «l’espace méditerranéen et arabo-africain étant notre espace naturel, surtout que la crise mondiale actuelle préfigure d’un bouleversement géo-stratégique et économique». Soulignant à propos de l’adaptation, dont il fait part, qu’elle «est inséparable d’un État de droit et de la démocratie, tenant compte de notre anthropologie culturelle, du respect du droit de l’homme, de la promotion de la condition féminine».
Le développement de mécanismes susceptibles de garantir une cohésion sociale a été souligné par les intervenants, hier, à ladite journée en question, au regard des «principales mutations de la famille algérienne, notamment le développement démographique et social» indique-t-on. Pour rappel, la ministre de la Solidarité nationale a exprimé, dimanche dernier, sa «non satisfaction» quant au travail qu’accomplit lAgence de développement social, indiquant que cette dernière «doit revenir à sa vocation initiale», à savoir «l’élaboration des programmes de développement», a-t-elle précisé.
Karima Bennour

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