L’OPTION SE PRÉCISE ET LE PDG DE SONATRACH Y INSISTE  : «Nous allons exploiter le gaz de schiste»

Le gel du dossier d’exploitation du gaz de schiste, comme nous pouvions si bien le comprendre suite aux manifestations qui ont ébranlé le Sud du pays en 2015, aura été une question de temps, de mois peut-être, mais pas d’années. Hier, en marge de la tenue du sommet «Algeria Future Energy», le PDG du groupe pétrolier national, Abdelmoumen Ould Kaddour, a tenu des propos qui ne souffrent d’aucun doute sur cette question. «Sonatrach s’intéresse au gaz de schiste et l’Algérie va l’exploiter», a-t-il assuré. Ce qui confirme une option énergétique irrévocable, si l’on tient compte de la série de déclarations tenues auparavant par des responsables au gouvernement lorsqu’encore le président Bouteflika avait déjà donné ses orientations pour le recours aux ressources non conventionnelles. Quelques heures avant Ould Kaddour, c’est le Premier ministre qui a ouvert une brèche et défriché le terrain au premier responsable de Sonatrach. Après avoir mis en évidence la nécessité de recourir à l’exploitation optimale des énergies, conventionnelles notamment, Ahmed Ouyahia dira qu’il faudra aussi prendre en considération, dans la politique énergétique nationale, la valorisation des ressources non conventionnelles, autrement dit le gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique. Le Premier ministre n’a surtout pas oublié la crise du Sud, où la population à Tamanrasset et à In Salah, s’est élevée, il y a trois années, contre les opérations d’exploration du gaz de schiste. D’ailleurs, il a pris la mesure de préciser que le lancement des opérations seraient «entourées du plus grand soin pour préserver l’environnement».
F. Guellil